Recherche et sauvetage

Description

  • Le Programme national de recherche et de sauvetage (SAR), dont le ministre de la Défense nationale est responsable, est une activité menée en collaboration par le gouvernement fédéral, les provinces, les municipalités et les bénévoles. Le programme fait appel à des ressources privées et publiques.
  • La Garde côtière canadienne (GCC) dirige la composante maritime du réseau SAR fédéral, une responsabilité confiée au ministre des Pêches et des Océans par la Loi sur les océans. Des services sont fournis dans le but de coordonner les activités SAR sur l’eau, de communiquer avec les navires en mer et de fournir des navires et des équipages ayant pour tâche de réagir à des incidents SAR. 
  • La GCC compte sur la collaboration d’autres organismes tels que les Forces canadiennes, tous les autres navires en mer (privés et de l’État) et, en particulier, la Garde côtière auxiliaire canadienne (GCAC). Celle-ci est une association d’environ 4 000 bénévoles munis de 1 100 navires et embarcations et prêts à aider aux activités d’intervention et de sensibilisation SAR. La GCC conclut des accords de contribution avec les cinq associations régionales de la GCAC.
  • Pour assurer la coordination de l’élément maritime du programme SAR fédéral, la GCC fournit les ressources et services suivants :
    • des employés de la GCC affectés aux trois centres conjoints de coordination de sauvetage (JRCC) tenus par la GCC et le MDN; et,
    • Un centre secondaire de sauvetage maritime (MRSC) administré par la GCC dans la région de Québec et chargé de fournir des services supplémentaires de communication, de coordination et d'information sur les conditions locales;
    • des navires de la GCC ayant à bord des experts en sauvetage capables de prodiguer des soins préhospitaliers et dotés de l’équipement nécessaire pour accomplir des affectations SAR;
    • des navires conçus tout spécialement pour réagir aux incidents SAR et munis d'un équipage spécialement formé à cette fin, placés à des endroits où le risque d'incidents SAR est élevé;
    • des bateaux de sauvetage côtiers placés à des endroits stratégiques dans toutes les régions du Canada durant les périodes de grande activité sur l’eau.

Objectif :

  • Réduire au minimum les pertes de vie, les blessures, les dommages causés aux biens et les risques pour l'environnement

Niveau de service

  • Prestation de services de recherche et de sauvetage aux marins et aux autres personnes ayant besoin d’aide humanitaire

Service : Prestation de services de recherche et de sauvetage aux marins et aux autres personnes ayant besoin d’aide humanitaire

Service

  • Coordination des missions de recherche et de sauvetage dans les eaux canadiennes et internationales. Les centres de coordination du sauvetage (RCC) examinent et évaluent toutes les alertes SAR maritimes et coordonnent l’intervention des navires lorsque surviennent des incidents SAR sur l’eau.
  • La coordination des missions SAR se fait dans les trois Régions SAR désignées à l’échelle internationale assurant la couverture  des eaux canadiennes ainsi que dans les eaux internationales en vertu d’accords conclus avec les partenaires SAR et faisant partie du réseau SAR mondial.
  • Le maintien d’un état de préparation SAR et d’un service d’intervention SARFootnote 1, ce qui comprend :
    • des unités de recherche et de sauvetage spécialisées (SRU) de la GCC
    • le soutien apporté à la Garde côtière auxiliaire canadienne à l’exécution d’interventions SAR
  • La zone de responsabilité SAR de la GCC comprend :
    • une partie des océans Atlantique, Arctique et Pacifique, selon les définitions des conventions et des accords internationaux
    • le lac Melville, le golfe et le fleuve Saint-Laurent et la partie canadienne des Grands Lacs et de leurs affluents.  Voici les limites précises de cette zone de responsabilité :
    • la rivière Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, de la mer au pont de Fredericton, situé à 45° 58.1’ N et 066° 38.6’ W
    • la rivière Miramichi, de la mer au pont situé à 46.57° 93’ N et 065° 35.81’ W
    • la rivière des Outaouais, de Montréal vers le nord-ouest jusqu’à 074° 24’ W
    • le fleuve Fraser de la mer jusqu’à 122° 44’ W
    • la rivière Skeena de la mer jusqu’à 129° 55’W
    • la rivière Saguenay jusqu’à 071º05’W (secteur Chicoutimi)
    • la rivière Richelieu jusqu'à la frontière canado-américaine
  • La zone ne comprend généralement pas les affluents, les eaux et les cours d’eau communicant avec cette zone et elle n’englobe pas les autres intérieures du Canada.
  • Les services sont assurés selon la disponibilité et conformément aux divers protocoles d’entente conclu à l’appui des missions SAR effectuées dans des régions à l’étranger, habituellement adjacentes à la zone canadienne (p. ex., les eaux américaines des Grands Lacs).

Norme de service

  • Des normes internationales et nationales sont adoptées, en tout ou en partie, selon le cas (p. ex., la GCC utilise le Manuel SAR international aéronautique et maritime).
  • Les services de coordination de mission SAR sont assurés 24/7.
  • Toutes les alertes SAR et tous les incidents SAR maritimes signalés feront l’objet d’un examen et d’une évaluation.
  • Le maintien d’un état de préparation SAR et d’un service d’intervention SAR est assuré en fonction du risque durant la saison de navigation locale normale :
    • Des unités désignées de recherche et de sauvetage munies d’un équipage spécialisé sont prêtes à réagir 24/7;
    • Les unités de recherche et de sauvetage (SRU) partiront en mission SAR en réponse à un appel dans les 30 minutes ou moins, 99 % du temps;
    • Toutes les SRU comptent un spécialiste du sauvetage qualifié capable de fournir des soins médicaux préhospitaliers;
    • Les embarcations de sauvetage côtier (ESC) partiront en mission SAR en réponse à un appel dans les 30 minutes ou moins 99 % du temps pendant leur temps de services;
    • Tous les autres navires de la GCC en service opérationnel partiront en mission SAR moins d’une heure après avoir reçu l’avis.
Footnote 1

Le gouvernement fédéral et ses organismes ne font pas concurrence aux intérêts commerciaux et privés dans l’aide aux navires désemparés et non en détresse

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