ARCHIVÉ - NOS SERVICES… ASSURÉS CHAQUE JOUR SUR UNE FONDATION DE SÉCURITÉ

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Les sous-sections qui suivent détaillent les services fournis à chaque client en termes de jours de services prévus et réellement livrés. Ces jours de service prévus pour les clients de la Flotte font partie d’un cycle de planification annuelle culminant dans l’élaboration du Plan opérationnel de la Flotte, lequel détaille le calendrier de chaque navire, programme client et exigence de mission ainsi que d’autres aspects des opérations. Il conviendra de noter que le nombre de jours opérationnels planifiés et de jours livrés dépend de divers facteurs, notamment la disponibilité, le budget, les pannes, les priorités, les conditions climatiques et les circonstances imprévues.

L’information représente seulement l’appui fourni par la Flotte à ces clients et, par conséquent, ne doit pas être interprétée comme représentative de la palette complète de services que reçoit un client en particulier.

Dans certains cas, par exemple, il est plus efficace de sous-traiter les Services d’aides et de voies navigables; ainsi, ces services n’entrent pas dans les données communiquées ici. Les jours de service prévus et réellement livrés dont il est question dans ce rapport reflètent l’utilisation des seuls actifs de la Flotte. Il est également important de noter que l’information relative à l’efficacité des programmes clients n’est pas incluse, car il s’agit d’une fonction de rendement de programme.

Enfin, aucun de nos programmes et services ne serait envisageable sans le dévouement et le professionnalisme des femmes et des hommes qui oeuvrent en coulisse pour entretenir notre matériel et assurer le soutien administratif et de planification qui permet aux employés de première ligne de faire leur travail.

Exercice de SAR avec le NGCC Cap Tourmente
Exercice de SAR avec le NGCC Cap Tourmente

4.1 RECHERCHE ET SAUVETAGE (SAR)

Les catastrophes et les urgences peuvent se produire n’importe quand, n’importe où. Et lorsqu’elles se produisent en mer, elles peuvent très vite mettre des vies en danger. Chaque année, le travail d’équipe de la GCC entre ses employés à terre et en mer, ainsi qu’avec le MDN et la Garde côtière auxiliaire canadienne (une organisation bénévole), sauve environ 2 900 vies à risque. Cinq centres canadiens de coordination de recherche et de sauvetage (SAR) ont un accès immédiat à l’ensemble des navires et hélicoptères de la Flotte pour procéder aux interventions maritimes les plus performantes possibles sur les incidents, 24 heures sur 24, chaque jour de l’année. En outre, 41 embarcations SAR spécialisées sont réparties dans l’ensemble du pays pour appuyer les efforts de recherche et sauvetage.

Alain Morissette - Commandant sur le NGCC Cap Tourmente
Alain Morissette - Commandant sur le NGCC Cap Tourmente

Rendement de la Flotte

En 2009-2010, 15 790 jours ont été livrés au programme SAR, ce qui représente une légère baisse par rapport à l’année précédente. Toutefois, plus de 100 % (103 %) des services ont été livrés comparés au plan initial, ce qui correspond à la moyenne sur cinq ans. La majorité des services SAR sont prévus et livrés dans la région du Pacifique (33 % du plan initial et des services prévus ont été livrés). Ceci est attribuable au fait que la navigation le long de la côte Ouest se fait tout au long de l’année, que la région ne connaît pas de saison de glaces, et qu’elle est la région géographique canadienne la plus vaste à couvrir.

Graphique 3 : Service au programme SAR par région, 2005-2006 à 2009-2010 (# de jours opérationnels)

Le graphique 4 illustre le fait que la majorité des 15 790 jours livrés au programme SAR en 2009-2010 peuvent être attribués aux activités de préparation des navires. Cela signifie qu’un navire est disponible et prêt à intervenir immédiatement sur appel. Cet état de préparation permet d’appuyer d’autres activités et clients sur une base multitâche. D’autres activités SAR qu’il convient de souligner concernent 360 jours consacrés aux interventions sur des incidents de type SAR et 998 jours dans le cadre de patrouilles et de formation SAR.

Graphique 4 : Service par activité SAR, 2009-2010 (% du nombre total de jours opérationnels)

Bébé à bord

Les navires sont souvent baptisés d’après des personnalités de renom, mais dans le cas d’Ari Edan Shaw Schiek, l’opposé est également vrai. En octobre 2009, sa mère, Nalia Barkman, de l’île Lasqueti en Colombie-Britannique, a commencé à avoir des contractions. Aucun traversier n’était prévu pour rejoindre le continent avant deux jours; Nalia Barkman et son mari sont donc montés à bord d’une embarcation de sauvetage SAR de la Garde côtière canadienne, le NGCC Cape Edensaw, ancrée à French Creek, dans l’espoir d’un transfert rapide à l’hôpital. Il est très vite devenu évident que le petit Ari avait d’autres projets; l’équipage de la Garde côtière canadienne s’est empressé de se procurer des serviettes et de l’eau bouillante pour aider la sage-femme de la famille, qui, par chance, avait rejoint le navire à temps pour superviser la naissance.

En l’honneur de l’équipage de la Garde côtière canadienne, les nouveaux parents ont recherché l’origine du nom du navire : un cap sur les îles de la Reine-Charlotte baptisé d’après le chef des Premières nations et artiste Charles Edan Shaw. Sachant que Edan signifie petit feu en gaélique et qu’Ari désigne petit lion en hébreu, les deux noms semblaient tout indiqués pour un bébé dont la naissance a été fort remarquée. L’équipage du Cape Edensaw a inscrit le nom d’Ari sur la cloche du navire, une tradition navale lorsqu’un bébé naît à bord.

Bébé né à bord du NGCC Cape Edensaw - Région du Pacifique
Bébé né à bord du NGCC Cape Edensaw - Région du Pacifique
Photo prise par Gordon Lafleur

Garde côtière canadienne lors d’un cas de SAR
Garde côtière canadienne lors d’un cas de SAR

Sauvetage sur la glace

Par une belle journée de printemps, le 4 mai 2009 à St. Lunaire, T. N. Rex Saunders a pris la mer à bord de son embarcation non pontée de 19 pieds vers le cap Bauld, à l’extrémité nord de la péninsule de Terre-Neuve. Après avoir passé l’après-midi sur l’eau, le chasseur de phoque de 66 ans a décidé de rentrer, mais est venu frapper un petit radeau de glace. La commotion a déplacé la cargaison qui à son tour a fait chavirer le bateau. Monsieur Saunders s’est soudain retrouvé dans l’eau, incapable de grimper au sommet de la coque retournée de son navire; il est néanmoins parvenu à se hisser sur un radeau de glace à proximité.

À la tombée de la nuit, l’alarme a été déclenchée au Centre secondaire de sauvetage maritime (MRSC) de la Garde côtière canadienne, de St. John's. Le NGCC Ann Harvey a été affecté à la recherche de M. Saunders, qui en outre venait de subir une récente opération du coeur. Au bout du deuxième jour, le NGCC George R. Pearkes s’est joint aux efforts de recherche.

À l’aube du troisième jour, l’équipage du NGCC Ann Harvey craignait de plus en plus que sa mission de sauvetage ne se transforme en une mission de récupération. Fort heureusement, un membre de l’équipage a repéré M. Saunders dans sa combinaison flottante orange, assis sur le radeau de glace où il avait passé les deux nuits précédentes. L’équipe ERS du NGCC Ann Harvey a rapidement transporté le pauvre homme en hypothermie et hallucinant à bord du navire où les spécialistes médicaux se sont occupés de lui et ont prévenu le MRSC que le sauvetage était réussi. Le NGCC Ann Harvey a transporté M. Saunders à St.Anthony, T.-N.-L., où il s’est très vite rétabli, grâce en grande partie aux yeux expérimentés de l’équipage du navire.

(Proposé par : Meghan Carew – région de T.-N.-L.)

NGCC Cap Tourmente, navire de SAR
NGCC Cap Tourmente, navire de SAR

4.2 SÛRETÉ MARITIME

Depuis septembre 2001, la GCC est un membre essentiel de l’approche multi-organismes de la Sûreté maritime au Canada. Bien que nous demeurions un organisme non armé dans le sens de l’application de la loi (sauf pour les opérations de soutien assurées au programme EGP), la GCC a pour mandat d’assurer un soutien aux autres ministères et organismes du gouvernement. Le gouvernement fédéral, comme l’ensemble des Canadiennes et des Canadiens, s’attend à ce que la Garde côtière canadienne soit prête et capable d’intervenir à l’appui des missions de sécurité des autres ministères. En conséquence, la GCC bénéficie d’un financement national dédié à la sécurité pour la prestation d’activités de sûreté maritime précises. La GCC fournit des navires, des infrastructures à terre, et d’autres services à l’ensemble de la communauté canadienne dédiée à la sécurité et à l’application de la loi.

Un aspect fondamental de notre rôle accru en matière de soutien à la sûreté maritime fédérale est la participation croissante de la Flotte au programme conjoint d’équipe d’enquêtes de sûreté maritime (EESM) de la GRC/GCC, dans la région des Grands Lacs et du Saint-Laurent. Quatre de nos navires patrouillent le Saint-Laurent et les Grands Lacs. Leur équipage participe aux activités de sécurité des frontières dans des eaux où un navire peut traverser naturellement la frontière entre le Canada et les États-Unis non moins de 23 fois au cours d’un voyage entre Beauharnois, Québec et Sault Ste. Marie, en Ontario.

Les équipages de la Flotte travaillent à proximité immédiate du personnel armé de la force publique à bord des navires, s’exposant de la sorte à des risques et autres dangers inconnus au sein des autres programmes traditionnels. Afin de limiter les risques, les employés de la Flotte affectés aux navires EESM reçoivent des équipements de protection individuelle supplémentaires et bénéficient d’une formation visant à les familiariser avec les activités d’application de la loi et les tactiques défensives de la police. La formation permet d’améliorer la sécurité des employés et l’efficacité EESM en mer, tout en optimisant l’intégration de la GCC à bord des navires de la police et parmi les employés des forces publiques.

Vancouver 2010

Du 12 au 28 février 2010, Vancouver a accueilli les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver. Cet événement a permis de montrer au monde entier la beauté de notre pays et de ses citoyens, ainsi que les hommes et les femmes qui le servent avec fierté. La Garde côtière canadienne a assuré un appui particulièrement apprécié à plusieurs ministères publics dans le cadre de ces événements remarquables. La contribution la plus marquante était liée aux services maritimes assurés à l’appui des aspects de sécurité des Jeux, gérés par la GCC. En outre, la GCC a renforcé certains de ses programmes habituels, notamment Recherche et sauvetage et Intervention environnementale, pendant toute la durée des Jeux. Afin d’assurer la continuité et l’efficacité des communications en cas d’incident, l’administration centrale de la GCC et des services de sûreté et de sécurité du MPO ont établi de façon conjointe le Centre de soutien olympique coordonné de Pêches et Océans (SOCPO) à Ottawa.

Plusieurs activités de la GCC ont permis d’appuyer les Jeux. L’organisme a accéléré l’intégration du Système d’identification automatique (SIA) et du Système d’identification et de localisation à longue portée des navires (SILLPN) au ministère de la Défense nationale (MDN) pour permettre une identification améliorée des navires et un suivi de ces derniers ainsi qu’une meilleure connaissance du domaine maritime. Le NGCC Sir Wilfrid Laurier a assuré 33 journées de service à l’appui des forces opérationnelles interarmées (FOI 2) des Forces canadiennes à titre de plateforme de soutien pour toutes les opérations nécessaires en mer. Le NGCC Vector a assuré 46 journées de sécurité du périmètre autour des trois navires d’hébergement de la GRC à l’inlet Burrard. Divers employés de sécurité étaient hébergés sur des navires de croisière pendant la période Olympique et Paralympique, pendant laquelle la GCC a assuré une surveillance du périmètre en mer au moyen de patrouilles aléatoires. L’aéroglisseur NGCC Siyay a assuré cinq journées de service à l’appui de l’installation et de la récupération de bouées pour marquer les zones sécuritaires, ainsi que quatre autres journées à l’appui d’activités d’installation et de récupération de bouées pour marquer un chenal à travers False Creek. Une embarcation rapide de sauvetage supplémentaire et son équipage, ont opéré au large de la station Kitsilano de la GCC pour renforcer les opérations existantes de recherche et sauvetage (SAR) et autres.

Navires et VCA de la GCC aux Jeux olympiques de Vancouver
Navires et VCA de la GCC aux Jeux olympiques de Vancouver

La prestation de services de la GCC dans la région du Pacifique, au SOCPO et au Centre national de coordination (CNC) de la GCC (les deux à Ottawa), ainsi qu’au Centre des opérations maritimes des Jeux olympiques (COMJO) de Vancouver s’est révélée déterminante et a remporté un franc succès, à l’instar des Jeux olympiques et paralympiques en général. Cette expérience permettra d’améliorer la sûreté et la sécurité d’événements de ce type à l’avenir, notamment les Jeux panaméricains et parapanaméricains qui se tiendront dans la région de Toronto en 2015.

NGCC Sir Wilfred Grenfell, un navire patrouilleur hauturier mettant à l'épreuve ses moniteurs de lutte anti-incendie
NGCC Sir Wilfred Grenfell, un navire patrouilleur hauturier mettant à l'épreuve ses moniteurs de lutte anti-incendie

Rendement de la Flotte

Quelque 905 jours opérationnels ont été livrés à l’appui du programme ÉESM en 2009-2010, représentant 98 % de la durée prévue du programme. Ce chiffre est supérieur à celui des dernières années, principalement en raison d’une évolution quant à la façon dont les activités du programme sont déclarées. Le programme EESM compte désormais quatre navires dédiés (contrairement à trois par le passé), trois dans la région du Centre et de l’Arctique et un dans la région du Québec. Les rapports établis cette année incluent également une durée pour les opérations d’appui à la Sûreté maritime à bord d’autres navires de la GCC.

Tableau 8 : Activités des ESM, 2009-2010
(# de jours opérationnels)
Activités d’assistance en matière de Sûreté maritime 455,02
État de préparation des navires 272,24
Autres (p.ex. : inspections, déplacements) 88,46
Activités générales de soutien 25,05
Retards de la GCC 38,65
Retards clients 15,55
Formation et exercices de préparation 0,48
Attente de la levée du jour 9,65
Toutes les activités 905,10


Tableau 8a : Sûreté maritime - Activités d’appui aux Jeux olympiques de Vancouver 2010, 2009-2010 (# de jours opérationnels)
Jours livrés 131,02

En plus des travaux réalisés dans le cadre du programme EESM, des journées supplémentaires consacrées à la sûreté maritime ont été livrées à l’appui des Jeux olympiques et paralympiques de Vancouver de 2010. Non moins de 131 jours opérationnels, sans compter les jours supplémentaires d’aide au programme SAR ont été livrés, ce qui représente 156 % de la durée prévue. Les activités à l’appui des Jeux olympiques et paralympiques sont intervenues avant, pendant et après les Jeux, et ont permis ainsi d’assurer une présence de sûreté maritime soutenue.

Résultats de 2009-2010
Appui à plusieurs ministères gouvernementaux pendant les Jeux olympiques et paralympiques de Vancouver 2010;
Collaboration avec des partenaires pour l’acquisition et l’installation de communications tactiques sécurisées sur les navires de la GCC en vue d’assurer un appui aux groupes de sécurité pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010. Ces communications permettront d’assurer un appui de radiocommunication tactique en matière d’application de la loi dans l’ensemble du pays; et
Installation du Système d’identification automatique, un système de surveillance et d’identification des navires faisant route et fonctionnant dans nos eaux territoriales.

4.3 INTERVENTION ENVIRONNEMENTALE

Même si c’est un travail bien salissant, la GCC assume toujours un rôle de chef de file en matière de nettoyage des déversements par les navires ou de source inconnue dans le milieu marin et dans les eaux sous juridiction canadienne. Elle assure aussi des services consultatifs, un appui technique, et fournit du matériel à des fins d’intervention à l’extérieur des eaux canadiennes, lorsque le besoin s’en fait sentir, en vertu d’une convention internationale. Les employés du programme de la GCC sont en disponibilité 24 heures sur 24, sept jours sur sept pour enquêter ou déclencher des interventions sur des incidents de pollution, établir des rapports à l’échelle régionale, nationale et internationale et travailler avec des partenaires commerciaux à l’encadrement et à la gestion des efforts de nettoyage. La législation canadienne tient les pollueurs responsables des coûts liés au nettoyage des déversements, y compris les coûts encourus par la GCC pour l’encadrement ou la gestion des efforts d’intervention.

De par sa nature, le programme de la Flotte en matière de services et d’intervention environnementale consiste pour l’essentiel à intervenir sur des événements imprévus et à participer aux activités de formation. Afin de veiller à ce que la Flotte et le personnel IE soient capables et prêts à intervenir efficacement dans le cadre d’incidents de pollution marine ou d’urgences, les services prévus en matière d’IE prévoient toujours des journées de formation et d’exercices. Cette relation permet d’appuyer les profils de compétence spécifiques aux navires prescrits dans le Manuel de la Sûreté de la Flotte en vertu du code ISM de gestion de la sécurité internationale, et tient à jour les programmes d’IE en matière d’intervention initiale pour les incidents de plus grande envergure. Comme tel est le cas avec la planification, le rapport de cette année ne comprend que des données relatives aux grands navires et aux activités d’IE que ces derniers ont signalées.

Marc Thibault - Officier de navigation sur le NGCC Amundsen
Marc Thibault - Officier de navigation sur le NGCC Amundsen

En 2009-2010, la Flotte a participé à des interventions dans le cadre de plusieurs incidents qui ont consisté à maintenir la disponibilité ou escorter les navires, enquêter sur des rapports de déversement dans le milieu marin ou déployer des équipements d’intervention. Compte tenu de la taille du littoral canadien et de la quantité de navires et de déplacements, les incidents de pollution maritime varient en taille et en complexité. Il est essentiel de pouvoir se fier à la souplesse et à l’expertise de notre personnel navigant pour pouvoir trouver une solution rapide à ces incidents. Un incident qui aurait pu avoir des conséquences dévastatrices a été interrompu en septembre 2009, lorsque le NGCC Des Groseilliers s’est tenu en disponibilité à proximité du M/V Avataq désemparé, qui était ancré à Salluit, Nunavik Québec, jusqu’à l’arrivée des remorqueurs commerciaux. Les conditions climatiques défavorables ont fait dériver le M/V Avataq à un peu moins d’un demi-mille nautique des côtes et le navire risquait de déclencher une pollution maritime en plus de couler. Une autre intervention environnementale a été menée par le NGCC Harp dont l’équipage a aidé au nettoyage d’un déversement occasionné par un navire de pêche dans Williams Harbour, région de Terre-Neuve et-Labrador. Enfin, l’intervention rapide de l’équipage du NGCC E.P. Le Québécois a permis de contenir les débris brûlés d’un incendie de quai à Mingan, Québec.

Exercice du programme de services d'intervention environnementale
Exercice du programme de services d'intervention environnementale

Rendement de la Flotte

En 2009-2010, alors que 64 jours étaient prévus pour les interventions environnementales, seuls 33 ont été livrés. Ceci est attribuable pour l’essentiel au manque de navires disponibles pour les manoeuvres de formation et/ou prévues. Sur le nombre de jours de service livrés, 1,5 jour a été consacré à la préparation aux situations d’urgence et le reste aux activités d’IE. Soixante-neuf pour cent des services livrés ont servi à la formation et aux exercices liés au programme, 26 % à l’intervention sur les incidents et 5 % à des tâches associées de chargement et de déchargement du matériel antipollution.

Graphique 5 : Services au programme d’intervention environnementale, 2005-2006 à 2009-2010 (# de jours opérationnels)

Formation à l’intervention environnementale sur le NGCC Tanu

Le personnel d’IE a bénéficié d’une formation à l’intervention sur les déversements à bord de navires en vue de se familiariser à ce type d’opérations et de donner aux officiers et aux équipages la possibilité de suivre une formation en mer. En juillet dernier, Daniel Reid, agent de formation régional pour le programme IE de la GCC dans la région du Pacifique et Al Molenkamp, du programme IE Victoria de la GCC, ont rejoint le NGCC Tanu à Port Hardy pour y donner une formation aux interventions sur les déversements de pétrole, alors que le navire était en disponibilité pour les opérations SAR dans la région Nord de l’île, Centre de la côte. Les responsables ont embarqué de l’équipement spécialisé de mesures antipollution, notamment un barrage flottant et un système d’écrémage du pétrole, normalement stocké à la station de bateaux de sauvetage de Port Hardy, afin d’offrir à l’équipage une occasion de formation pratique.

La formation de base en intervention lors de déversements pétroliers donne aux officiers et à l’équipage la connaissance et les techniques nécessaires pour participer efficacement et en toute sécurité aux interventions lors de déversements. L’estimation du volume du déversement et les techniques relatives aux barrages flottants et aux opérations d’écrémage sont parmi les compétences enseignées. « Mon expérience à bord du Tanu s’est révélée celle d’un apprentissage formidable, aussi bien pour moi que pour l’équipage. La formation à bord est formidable, et nous pouvons passer directement de l’instruction en classe au pont du navire, où les participants peuvent mettre en pratique ce qu’ils viennent d’apprendre. J’ai hâte d’enseigner davantage de ces cours à bord des navires de la flotte, dans un avenir proche », a déclaré Reid.

(Source : Du littoral, Vol. 13, No 1)

NGCC Tracy approchant une bouée sur le fleuve St.Laurent, QC
NGCC Tracy approchant une bouée sur le fleuve St.Laurent, QC

4.4 AIDES À LA NAVIGATION

Le programme d’aides à la navigation de la GCC permet de réduire les risques à la navigation en assurant un soutien avec quelque 17 000 aides maritimes à courte portée. Il s’agit notamment d’aides visuelles, d’aides sonores (cornes de brume), d’aides radars (réflecteurs et balises) et d’aides maritimes à longue portée comme le Système mondial de localisation (GPS).

La Flotte appuie ces programmes en fournissant navires et équipages pour le placement, le levage, la vérification et l’entretien d’un vaste système d’aides à la navigation fixes et flottantes, sur mer comme à terre, et en menant des opérations de surveillance. Plusieurs navires et hélicoptères polyvalents et de tailles diverses entretiennent ce réseau. Certaines aides fonctionnent toute l’année, alors que les aides saisonnières sont récupérées pour passer l’hiver à l’abri des dégâts susceptibles d’être occasionnés par la glace.

Par ailleurs, le personnel maritime déploie, récupère et entretient les aides, vérifie la position et le fonctionnement des aides flottantes, tient des registres des opérations, met à jour les données sur les positions et les caractéristiques des aides selon les besoins, et procède à des activités d'entretien sur les aides fixes et flottantes.

Le programme d’aides à la navigation de la GCC continue d’évoluer dans un monde où la technologie ne cesse de progresser et profite aujourd'hui d’un système d’éclairage qui s’appuie quasi-exclusivement sur la technologie DEL. En outre, dans la mesure du possible, les bouées sont à présent en plastique, ce qui réduit les coûts d’entretien. Cela devrait entraîner une réduction du nombre de jours opérationnels dédiés à ce service.

Rendement de la Flotte

En 2009-2010, 2 707 jours opérationnels ont été livrés pour le programme d’aides à la navigation. Tel qu’illustré dans le graphique 6, de 2005- 2006 à 2009-2010, les jours prévus et les jours opérationnels réels observent une tendance à la baisse, mais toutefois convergente. Cette chute des jours prévus est attribuable aux améliorations dans l’efficacité du service et à l’arrivée d’une nouvelle technologie. Ainsi, le Plan opérationnel de la Flotte reflète la durée nécessaire à chaque programme et correspond aux efforts entrepris pour atteindre une prestation de services à 100 %. La Flotte a livré 88 % de ses services prévus cette année dans le cadre de ce programme, soit le taux de prestation de services le plus élevé en cinq ans. Au cours des dernières années, la majorité de temps passé sur les aides à la navigation concernait les Grands Lacs, à savoir la Voie maritime du Saint-Laurent.

Graphique 6 : Service au programme Aides à la navigation, 2005-2006 à 2009-2010 (# de jours opérationnels)

Employés de la GCC performant un travail avec des bouées
Employés de la GCC performant un travail avec des bouées

4.5 GESTION DES VOIES NAVIGABLES

Les eaux canadiennes sont en pleine effervescence, et voient défiler plus de 100 000 navires commerciaux chaque année. Nos voies de navigation commerciales servent également à des millions de plaisanciers tous les ans. Notre programme de Gestion des voies navigables veille à ce que les navires naviguent de façon sécuritaire et efficace dans nos eaux, aide à protéger notre milieu marin et joue un rôle fondamental dans les échanges et le commerce maritime. Le programme des services des voies navigables appuie les canaux navigables dans les Grands Lacs et la Voie maritime du Saint-Laurent, la protection environnementale et la Commission mixte internationale pour le contrôle des niveaux d’eau et des débits dans le fleuve Saint-Laurent.

Rendement de la Flotte

La Flotte assure un soutien à ce programme avec le NGCC F.C.G. Smith et le NGCC GC-03, qui sont de petits navires de levée et de sondage à double coque conçus pour mener des opérations de levés en profondeur le long de la principale voie maritime du fleuve Saint-Laurent, généralement entre l’Isle-aux-Coudres et Montréal. Ces navires sont en service chaque année, de la débâcle de printemps à la fin du mois de novembre. Les graphiques et les tableaux relatifs à ce programme sont inclus dans la section intitulée La recherche en mer (4.8.1).

NGCC Terry Fox – Brise-glace lourd, dans l’Arctique
NGCC Terry Fox – Brise-glace lourd, dans l’Arctique

4.6 DÉGLAÇAGE

Les brise-glaces sont les chevaux de trait de la GCC. Ils sont en service tout au long de l’année, pour répondre aux besoins des deux saisons de déglaçage du Canada : de décembre à avril dans le sud, des Grands Lacs aux côtes de Terre-Neuve et- Labrador et de juin à novembre dans l’ouest, région orientale et élevée de l’Arctique. À compter du début du mois de juin, à l’issue de leur saison d’opérations hivernales, sept brise-glaces sont déployés depuis les régions du Sud vers l’Arctique pour la saison estivale. Un brise-glace, le NGCC Amundsen, est dédié à au programme de recherche en Arctique.

Les services de déglaçage et autres opérations associées de la GCC sont fondamentaux à l’industrie et à l’économie canadienne. Ils veillent en effet au passage sécuritaire des marchandises et des personnes dans des eaux infestées par les glaces. La GCC répond à environ 1 500 demandes par année d’aides au déglaçage, en règle générale pour aider les navires commerciaux dans leurs opérations quotidiennes. Mené en collaboration avec le Service canadien des glaces (SCG) d’Environnement Canada, le programme assure le mouvement sécuritaire et opportun du trafic maritime dans les eaux du Canada, en s’efforçant de :

  • dégager les navires pris dans les glaces et les escorter;
  • entretenir des chenaux ouverts dans les glaces de rive;
  • ravitailler les collectivités isolées du Nord;
  • fournir de l’information sur les glaces et des conseils pour aider les navires à naviguer dans les glaces;
  • dégager les voies d’accès aux ports; et
  • réduire les risques d’inondation sur le fleuve Saint-Laurent en surveillant, prévenant et brisant les embâcles.

Les brise-glaces transportent par ailleurs des hélicoptères qui procèdent à des vols de reconnaissance des glaces et repèrent les eaux ouvertes. Les hélicoptères dirigent aussi des opérations de déglaçage plus efficaces et efficientes ainsi qu’un appui logistique d’ordre général pour le navire.

Rendement de la Flotte

Compte tenu d’un hiver relativement doux, moins de jours ont été nécessaires en services de déglaçage dans le sud pour l’exercice 2009-2010, traduisant ainsi une baisse de 8 % des services livrés au programme de déglaçage, comparé à l’exercice 2008-2009. La planification de ces services sur une base annuelle peut s’avérer difficile, en particulier en raison des conditions imprévisibles de la glace hivernale.

D’un autre côté, les services de déglaçage en Arctique ont demandé davantage de temps que prévu, ce qui a entraîné une augmentation d’environ 163 jours par rapport à l’année dernière. Bien que cette augmentation semble élevée, elle est en partie attribuable aux changements apportés à la façon d’établir des rapports au sujet des activités de programme. À compter de 2009-2010 en effet, la mobilisation et le déplacement des navires vers et depuis l’Arctique canadien font désormais partie du programme de déglaçage. Si l’on tient compte de ces changements, la période consacrée aux opérations de déglaçage dans l’Arctique est relativement comparable à celle des cinq dernières années.

Graphique 7 : Services aux opérations de déglaçage dans le Sud et en Arctique, 2005-2006 à 2009-2010 (# de jours opérationnels)

4.6.1 Flotte de la GCC dans l’Arctique

La GCC jouit d’une longue et fière histoire de services dans l’Arctique et dans le Nord canadien. En fait, elle y joue un rôle de plus en plus déterminant. De par sa seule présence, elle renforce la souveraineté du Canada dans cette région stratégique.

Sébastien Cadieux - Officier de navigation sur le NGCC Tracy
Sébastien Cadieux - Officier de navigation sur le NGCC Tracy

De la fin juin à la mi-novembre, la Flotte exploite sept brise-glaces dans l’Arctique, dont un dédié à la recherche. Ils sont généralement les premiers arrivés dans la région et les derniers à partir. Les brise-glaces escortent des navires commerciaux, dégagent des ports, effectuent des missions de SAR, interviennent sur des incidents environnementaux, gèrent les aides à la navigation, activent et désactivent des tours de communications, et appuient des programmes de recherche, des opérations de sûreté maritime et de souveraineté canadienne. Les navires et les hélicoptères de la Flotte sont fréquemment la seule présence maritime du gouvernement du Canada, sur des milliers de kilomètres. À ce titre, ils peuvent être sollicités pour répondre à des besoins urgents dans un environnement difficile et bien souvent périlleux. La présence du personnel et des actifs de la Garde côtière dans le Nord du Canada aide à protéger et à sécuriser la souveraineté de l’Arctique canadien, à faire progresser la Stratégie du gouvernement pour le Nord et à conserver les voies navigables de l’Arctique ouvertes, sûres et propres.

Les signes du changement climatique dans l’Arctique sont de plus en plus visibles. La réduction visible de la couverture glaciaire vieille de plusieurs années, la variation des formations de glace ainsi que le mouvement croissant et la variabilité de la glace vieille de plusieurs années et dangereuse, l’ampleur réduite de la glace estivale et la variabilité intersaisonnière accrue expliquent la croissance des besoins en services de la GCC dans l’Arctique de plus en plus fréquents et diversifiés. En effet, les brise-glaces de la GCC sont utilisés par les scientifiques pour les opérations de mesure, d’exploration et d’étude au niveau de ces conditions changeantes de la glace en Arctique.

Pierre Asselin - Officier d’ingénierie sur le NGCC Tracy
Pierre Asselin - Officier d’ingénierie sur le NGCC Tracy

Au cours des dernières années, la Flotte a appuyé un certain nombre d’opérations en Arctique du gouvernement fédéral. Par exemple, elle participe, avec d’autres ministères fédéraux, à l’« Opération Nanook » menée par les Forces canadiennes, soit la plus vaste manoeuvre de souveraineté dans le nord de l’Arctique, ainsi qu’à des exercices de préparation à la mission comme les urgences environnementales dans les communautés canadiennes du Nord. En outre, dans le cadre du processus de ratification de la Conférence des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS), la Flotte appuie une Commission géologique du Canada (CGC/RNCan), un Service hydrographique du Canada (MPO) et le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI) qui consistent en une initiative conjointe visant à recueillir des données et à dresser des plans de levés sismiques et bathymétriques dans l’océan Arctique, afin de délimiter les frontières de sorte à obtenir une convention internationale liant toutes les parties autour de ces frontières de sorte à étendre nos droits actuels.

En août 2009, le projet de loi C-3, une Loi modifiant la Loi sur la prévention de la pollution des eaux arctiques, a reçu la sanction royale et ainsi étendu les compétences du Canada à faire appliquer les lois environnementales et les règlements de navigation à une distance de près de 200 milles marins de ces côtes dans les eaux de l’Arctique. Ce qui dans les faits double la région antérieurement définie, et implique que la GCC ajuste ses efforts et augmente ses opérations d’appui en conséquence.

Au cours de l’exercice 2009-2010, la GCC a poursuivi ses progrès dans le cadre du projet du brise-glace polaire, notamment l’achèvement du profil de mission, les consultations avec les parties intéressées et la validation des nécessités du service du navire. À l’heure actuelle, l’étude conceptuelle se poursuit et la livraison est prévue pour 2017.

Résultats de 2009-2010
Appui continu du brise-glace pour le gouvernement du Canada dans le cadre de ses priorités scientifiques liées aux obligations du pays concernant la cartographie du fond marin associée à la Conférence des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS); et
Poursuite des progrès sur le projet du briseglace polaire dont la livraison est prévue pour 2017.

Collaboration du Canada et des États-Unis dans le Haut-Arctique 

Ressources naturelles Canada (RNCan) est un client de la Garde côtière canadienne depuis 2006. Il utilise le brise-glace lourd de la Flotte pour ses opérations de recherche bathymétrique et sismique lui permettant de délimiter le plateau continental dans l’Arctique canadien. Ceci constitue un projet de portée nationale étant donné que RNCan soumet les résultats de ces travaux à l’UNCLOS en vue de confirmer la pleine étendue de la région sur laquelle le Canada détient des droits souverains. Cette souveraineté est un élément fondamental de la Stratégie du gouvernement pour le Nord du Canada et pourrait donner à notre pays des droits sur les ressources au dessus comme en dessous du fond marin de la région ainsi délimitée.

En 2009-2010, le NGCC Louis S. St-Laurent a une fois de plus rempli une mission de 42 jours en mer de Beaufort qui a permis aux scientifiques de RNCan de recueillir une nouvelle saison de données sismiques et bathymétriques. Cette mission s’inscrit dans la continuité d’un programme de collaboration en place entre le Canada et les États-Unis depuis 2008, dans le cadre duquel les deux pays recueillent simultanément des données qui leur sont mutuellement bénéfiques. Depuis la saison des opérations en Arctique de 2009, le Louis a achevé sa deuxième mission en collaboration avec le navire Healy (WAGB-20) de la Garde côtière américaine. La quantité et la qualité des données recueillies étaient, d’après les scientifiques, exceptionnelles. La mission a en effet surpassé la quantité prévue de données recueillies et les navires ont dépassé les objectifs de la mission.

Le Louis et le Healy se sont rencontrés le 12 août, et le Healy a pris la tête en mer de Beaufort, escortant le Louis et son équipage pour qu’il mène des levés sismiques en vue de déterminer la composition du fond marin. Le 27 août, les rôles ont été inversés. Le 6 septembre, le Louis et le Healy ont achevé les opérations conjointes de levé 2009 pour l’UNCLOS et le Louis a poursuivi ses opérations de levés sismiques pour le programme jusqu’au 12 septembre.

(Soumis par Renee Pope, région de T.-N.-L. avec remerciements aux commandants McNeil et Rothwell pour leur contribution au rapport de voyage dans l’Arctique 2009 LSSL)

Officier en devoir dans un centre des SCTM de la région de T.-N. & L.
Officier en devoir dans un centre des SCTM de la région de T.-N. & L.

4.7 SERVICES DE COMMUNICATIONS ET DE TRAFIC MARITIMES

Le programme des Services de communications et de trafic maritimes (SCTM) assure les communications concernant les situations de détresse et de sécurité en mer, effectue le contrôle des navires, réglemente le trafic maritime et fournit des systèmes d’information et une correspondance publique 24 heures sur 24.

Ces services sont assurés par l’intermédiaire d’un réseau de 22 centres et tours de communications à travers le Canada.

Graphique 8 : Services au programme STCM, 2005-2006 à 2009-2010 (# de jours opérationnels)

Rendement de la Flotte

En 2009-2010, 54 jours opérationnels ont été consacrés à l’appui aux SCTM. Bien que la participation de la Flotte aux SCTM soit généralement limitée, les activités de chaque année doivent être planifiées dans la région du Pacifique en vue d’appuyer 14 des sites éloignés de la région sur les îles de la Reine-Charlotte et la région du centre de la côte qui ne sont accessibles que par hélicoptère. Bien que les activités de SCTM n’aient été prévues exclusivement pour le NGCC Sir Wilfrid Laurier que dans la région du Pacifique, des navires de Terre-Neuve et-Labrador, du Centre et de l’Arctique et de la région de Québec ont également exécuté des activités liées à l’entretien (activation, désactivation) des systèmes de radio côtiers et des communications à distance, ce qui représente 23 jours opérationnels supplémentaires pour le programme SCTM. Bien qu’il soit assez courant que les jours opérationnels réels dépassent le nombre de jours prévus, cette année, la région du Pacifique a livré 111 % (31 jours) de ses services prévus, ce qui représente le taux de prestation de services le plus élevé au cours des cinq dernières années (voir graphique 8). Ceci est attribuable à des activités de soutien supplémentaires imprévues effectuées par d’autres navires dans la région, ainsi que le retard de cinq jours accusé par le Sir Wilfrid Laurier en raison des mauvaises conditions climatiques.

4.8 MINISTÈRE DES PÊCHES ET DES OCÉANS

Outre le respect de son engagement principal envers la sûreté maritime et l’intervention environnementale, la Flotte de la GCC joue un rôle fondamental dans l’exécution du mandat du ministère des Pêches et des Océans. Les scientifiques qui mènent des recherches hydrographiques, océanographiques et scientifiques sont accueillis à bord des navires de la GCC. Les équipages spécialisés les aident dans leur travail. Bien que les activités liées au programme scientifique soient menées sur un nombre de nos navires multitâches, 17 de nos navires sont dédiés exclusivement aux efforts scientifiques du MPO et d’autres organismes.

David Morse, Ann Miller, et le Captaine Smith sur le NGCC Hudson, navire hauturier de sciences océanographique
David Morse, Ann Miller, et le Captaine Smith sur le NGCC Hudson, navire hauturier de sciences océanographique

4.8.1 La recherche en mer

La Flotte appuie le Programme de recherche en mer du MPO en lui fournissant des équipages qualifiés à bord de navires spécialisés et/ou multitâches. Ceux-ci sont des chalutiers de recherche, des navires de pêche, des navires de levés hydrographiques, des navires océanographiques et des brise-glaces.

Comme mentionné précédemment, les briseglaces de la Garde côtière canadienne, notamment le navire-mère NGCC Louis S. St-Laurent, appuient les projets de recherche maritime canadiens ou internationaux sous l’égide du Canada, en Arctique. Ces tâches sont assurées pendant les déploiements annuels réguliers de la GCC en Arctique, en complément des opérations de déglaçage pour la navigation marchande et le réapprovisionnement du Nord. Le brise-glace NGCC Amundsen a quant à lui oeuvré en Arctique dans le cadre de la mission scientifique ArcticNet, dirigée par des chercheurs de l’Université Laval, avant de revenir à ses fonctions traditionnelles de brise-glace dans l’estuaire du golfe du Saint- Laurent, au cours de l’hiver.

NGCC Samuel Risley, navire polyvalent à moyen rayon travaillant sur le lac Érié, ON
NGCC Samuel Risley, navire polyvalent à moyen rayon travaillant sur le lac Érié, ON

Les équipages de la Flotte assistent les scientifiques et les techniciens dans un éventail de domaines spécialisés, dont :

  • expéditions de pêche à des fins de recherche sur des espèces commerciales de poissons, diverses et variées;
  • levés acoustiques, hydrographiques, géophysiques, estimations des stocks d’espèces marines, ainsi que des habitats et organismes benthiques;
  • énumération, identification, suivi et bioévaluation des mammifères marins et des oiseaux de mer;
  • collecte d’échantillons de plancton, de larves et de phytoplancton;
  • collecte d’échantillons d’eau à des fins d’études de chimie de la mer;
  • prélèvement d’échantillons de sédiments benthiques et carottages;
  • collecte des données vérifiant les modèles empiriques de la structure et de la circulation de la masse d’eau, de propagation et de prédiction des courants et des ondes de marée; et
  • étude de photos des habitats et des organismes benthiques prises à distance.

Les données ainsi recueillies contribuent à alimenter une base d’information plus complète de la vie dans la région et peuvent être utilisées pour mesurer l’impact du changement climatique, de la pêche ou des activités pétrolières et gazières sur nos eaux.

Rendement de la Flotte

De l’exercice 2005-2006 à 2009-2010, les services prévus pour le programme Sciences du MPO (y compris les activités de gestion des voies navigables) ont observé une tendance à la baisse. D’un autre côté, les services rendus sont à la hausse et ont à présent dépassé la ligne des tendances pour les jours prévus. Comme l’indique le graphique 9, la Flotte a livré une quantité de jours plus importante que ce qui était prévu pour le programme Sciences du MPO en 2009-2010. La disponibilité opérationnelle des navires s’est améliorée en 2009-2010 en comparaison des années précédentes, traduisant ainsi un degré nettement supérieur de réussite pour la réalisation du programme Science. Les facteurs qui ont contribué à ce résultat positif sont la fiabilité supérieure des navires à l’issue des périodes de radoub important et l’utilisation des navires de remplacement lorsque les navires scientifiques réguliers n’étaient pas disponibles en raison d’opérations d’entretien imprévu ou de radoub prolongées.

Graphique 9 : Service au programme des Sciences du MPO, 2005-2006 à 2009-2010 (# de jours opérationnels)

En outre, au début de l’exercice 2009-2010, la Flotte a signé de nouvelles ententes sur les niveaux de service (ENS) avec le programme Sciences du MPO visant à établir une base plus structurée de prestations au Programme de recherche en mer du MPO. Tous les efforts ont été mis en oeuvre pour veiller à ce que les changements au plan initial apparus en cours d’année et les demandes ad hoc du client soient satisfaits, ce qui a entraîné l’augmentation de services livrés au cours de cet exercice financier.

Comme l’illustre le graphique 10, la plupart des efforts consacrés à la prestation de services au programme Sciences du MPO en 2009-2010 concernaient la recherche scientifique menée par les chercheurs du MPO (76 %), suivie des services au programme Hydrographie (12 %), Gestion des voies navigables (11 %) et Gestion des habitats et sciences environnementales (1 %).

Graphique 10 : Service au programme des Sciences du MPO par activité, 2009-2010 (% du nombre total de jours opérationnels)

Institut Bayfield du Centre canadien des eaux intérieures

Le Centre canadien des eaux intérieures, situé à Burlington en Ontario, accueille l’Institut Bayfield de Pêches et Océans Canada, un centre fondamental pour la recherche en biologie aquatique, pêches en eau douce et cartographie de navigation. En collaboration avec l’Institut des Eaux Douces du MPO àWinnipeg, Manitoba et le Centre de lutte contre la lamproie de mer de Sault Ste. Marie en Ontario, l’Institut Bayfield est un point de convergence pour la recherche scientifique dans la région Centre et Arctique.

La Flotte de la Garde côtière canadienne joue un rôle déterminant au sein de l’Institut Bayfield. Elle fournit en effet des navires spécifiquement équipés et un appui non négligeable aux programmes de recherche et au Service hydrographique des levés du Canada menés par les employés de l’Institut. Les réparations et l’entretien des embarcations plus petites y sont également assurés dans son atelier naval.

4.8.2 Écosystèmes et gestion des pêches

La Flotte appuie le programme Écosystèmes et gestion des pêches (EGP), anciennement appelé Gestion des pêches et de l’aquaculture (GPA), en procédant à des activités d’application du règlement et de surveillance dans les eaux canadiennes pour le programme de conservation et protection. Elle assure par ailleurs une présence renforcée en mer dans les zones réglementées de l’Organisation des pêches de l’Atlantique nordouest (OPANO), afin d’aider à mettre fin à la pêche illégale des flottes étrangères sur les quelque 282 500 km2 que couvrent les Grands Bancs de Terre-Neuve et dans les eaux internationales.

Des patrouilleurs de pêche spécialisés, notamment des navires et des employés armés de la GCC, sont utilisés près des côtes et dans les zones hauturières du Canada. Des navires multitâches avec soutien hélicoptère sont dépêchés selon les besoins. Les professionnels maritimes de la GCC appuient les agents des pêches dans l’exercice de leurs fonctions, en :

  • menant des opérations de surveillance et de patrouille sur de vastes zones littorales et assurant une présence fédérale dans nos eaux territoriales, visant ainsi à dissuader les menaces et autres activités illicites;
  • contribuant au respect du droit canadien dans les sphères législatives du pays;
  • soutenant les opérations d’interdiction de certaines activités de pêche;
  • organisant des patrouilles dans les zones interdites et limitrophes, ainsi que des inspections en mer;
  • assumant des fonctions de plateforme de commandement et de noeud de communications sécurisées pour les mécanismes de conservation et de protection des eaux canadiennes;
  • procédant à une surveillance générale et secrète, ainsi qu’au contrôle des diverses pêches;
  • récupérant, saisissant et stockant le matériel de pêche illicite; et
  • vérifiant les permis, les journaux de bord, les prises et le matériel de pêche, notamment en inspectant les équipements de type fixe ou mobile et la divulgation d’activités de braconnage et/ou autres modes de pêche illégale.

Lucie Lefrançois - Officier de navigation sur le NGCC Amundsen
Lucie Lefrançois - Officier de navigation sur le NGCC Amundsen

Rendement de la Flotte

En 2009-2010, quelque 4 198 jours ont été livrés pour le programme EGP. Environ 98 % des jours prévus ont été livrés, représentant une augmentation de 6,3 % d’une année sur l’autre. Ainsi, l’année 2009-2010 affiche le pourcentage le plus élevé de prestation de services pour ce programme en plus de cinq ans. Comme l’illustre le graphique 11, le nombre réel de jours opérationnels livrés au programme EGP est demeuré relativement constant au cours des cinq dernières années; toutefois, le nombre de jours prévus par le client a diminué en 2009-2010, en raison notamment de la diminution du nombre de jours prévus dans le Plan opérationnel de la Flotte qui explique en majeure partie le très bon taux de prestation de cette année et prouve que le programme EGP évolue vers une tendance convergente en termes de prestation de services.

Graphique 11 : Service au programme EGP, 2005-2006 à 2009-2010 (% de jours opérationnels livrés comparativement aux jours planifiés)

Comme l’indique le tableau 9, 58,1 % des périodes livrées ont été consacrées aux patrouilles dans les eaux canadiennes et 29,8 % aux zones réglementées de l’OPANO. Ces résultats correspondent aux activités de prestation pour le programme EGP au cours des cinq dernières années.

Tableau 9 : Activités EGP, 2009-2010
 Nombre de
jours opérationnels
(#)
Pourcentage du nombre
total de jours
opérationnels (%)
Patrouilles dans les eaux canadiennes 2439,46 58,1%
Patrouilles OPANO 1249,48 29,8%
Gestion des ressources 267,10 6,4%
Autres patrouilles 216,60 5,2%
Administratives 21,68 0,5%
Pêches autochtones 2,59 0,1%
Patrouilles dans les eaux internationales* 1,49 0,0%
Total 4198,40 100,0%

* Patrouilles au large des côtes du Pacifique et de l’Est (excluant les zones de l’OPANO)

NGCC Vakta, un navire spécialisé, avec une embarcation rapide
NGCC Vakta, un navire spécialisé, avec une embarcation rapide

4.9 AUTRES MINISTÈRES ET ORGANISMES DU GOUVERNEMENT

La Flotte est aussi responsable des opérations en mer (navires, hélicoptères, savoir-faire, personnel et infrastructures) au profit d’autres ministères et organismes du gouvernement, dans le cadre de leurs priorités maritimes respectives. Sont concernés notamment, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, Environnement Canada, Ressources naturelles Canada, le ministère de la Défense nationale, le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international et Transports Canada.

Les exigences des clients, le profil opérationnel et des missions, sont autant d’éléments qui définissent le type de soutien requis. À titre d’exemple, Environnement Canada, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et Ressources naturelles Canada ont besoin de navires de recherche conçus tout particulièrement pour soutenir leurs activités.

Rendement de la Flotte

Au cours de l’exercice 2009-2010, 1331 jours opérationnels ont été livrés à l’appui des autres ministères et organismes du gouvernement (AM). Comme l’indique le graphique 12, ce résultat correspond au taux de prestation de services de l’année dernière. Cela dit, ces prestations de services ont augmenté de près de 25 % depuis 2008-2009, pour atteindre un taux de près de 150 %. Ceci est attribuable à la demande continue et croissante des ressources de la Flotte pour les projets spéciaux comme la Convention des Nations Unies sur les limites du plateau continental (UNCLOS), ArcticNet, l’Année polaire internationale (API), et les demandes ad hoc en cours d’année pour les divers clients des autres ministères. Certains changements apportés à l’établissement des rapports expliquent également cette évolution.

Graphique 12 : Service aux AM, 2005-2006 à 2009-2010 (# de jours opérationnels)

NGCC Henry Larsen et un navire de la Marine canadienne travaillant ensemble
NGCC Henry Larsen et un navire de la Marine canadienne travaillant ensemble