ARCHIVÉ - Plan d'investissement 2010/11 - 2014/15

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Annexe D: Lacunes identifiées au niveau des capacités au cours du cycle de planification de 2010-2011

L’analyse des lacunes au niveau des capacités est un exercice annuel que réalise la Garde côtière canadienne afin d’identifier les lacunes dans la capacité de l’organisme de répondre aux exigences en matière de services en vertu de son mandat. Lors de cette analyse, on tient compte des lacunes attribuables à l’état des biens actuels dans le temps ainsi que de l’évolution des exigences des programmes.

Pour chacun des programmes de la GCC, l’analyse a permis d’examiner les biens présentement en place afin de répondre aux besoins actuels ainsi que les biens qui devraient être en place afin de répondre aux besoins futurs. L’analyse a également permis d’identifier l’évolution prévue des besoins en matière de services, dont on a tenu compte dans les lacunes qu’on a identifiées.

De façon générale, la plupart des lacunes en rapport avec l’augmentation des exigences en matière de programmes sont reliées à l’augmentation prévue de la demande dans l’Arctique. Il semble que la demande de tous les services de la GCC connaîtra une croissance dans le Nord, alors que s’intensifiera la navigation dans cette partie du monde. Certaines de ces lacunes concernent des exigences qui vont au-delà de l’horizon de planification de l’actuel Plan d’investissement.

La liste suivante nous résume toutes les lacunes qu’on a identifiées, mais précisons cependant qu’on ne pourra ou qu’on n’entend pas toutes les combler. Comme on le mentionne dans le Cadre de planification intégrée des investissements de la GCC, la prochaine étape consiste à tenir compte des lacunes identifiées et à analyser les options possibles en ce qui concerne les lacunes les plus importantes.

Aides à la navigation
  • Besoin accru d’aides à la navigation visuelles et sonores pour faciliter le réapprovisionnement des communautés nordiques et la navigation dans l’Arctique.
  • Besoin accru d’aides visuelles sur la côte du Pacifique au fur et à mesure que la navigation ira en s’intensifiant.
  • Pression accrue visant à maximiser le chargement dans les chenaux, ce qui entraîne un besoin croissant en matière de soutien de la flotte au niveau de l’installation des bouées.
  • Prestation de services de DGPS dans l’Arctique.
  • Remplacement du matériel et du logiciel de DGPS, alors que les biens actuels approchent la fin de leur durée de vie opérationnelle.
  • Automatisation des phares dans la région du Pacifique.
  • Remplacement continu du cycle de vie des aides à la navigation.
  • Remplacement des anciennes bouées par des bouées quatre saisons dans les cas où une telle mesure est justifiée.
  • Remise en état des plates-formes d’atterrissage pour hélicoptères sur les sites des aides à la navigation afin de faciliter les activités d’entretien à ces endroits.
  • Détérioration des immobilisations dans les phares situés aux endroits suivants : Estevan Point, Ivory Island, Nootka, Triple Island, Port Colborne, Cape Sable, et Cape Race (Biens immobiliers).
Services de gestion des voies navigables
  • Toutes les voies navigables d’importance reliant le Saint-Laurent aux Grands Lacs doivent faire l’objet d’un dragage d’entretien continu en raison d’un phénomène d’envasement interminable.
  • Augmentation de la surveillance du fond des chenaux (arpentage) dans les eaux arctiques.
  • La jetée Stevenson nord sur le fleuve Fraser doit être restaurée puisque la structure s’est détériorée (Biens immobiliers).
  • La trifurcation du fleuve Fraser doit être restaurée, puisque la structure s’est détériorée (Biens immobiliers).
  • Le brise-lames sur la plage Maugher dans la région des Maritimes s’est détérioré et le phénomène se poursuivra jusqu’à ce qu’on ait procédé à sa restauration (Biens immobiliers).
Services de recherche et sauvetage
  • Demande accrue de couverture en matière de recherche et sauvetage dans le Nord.
  • Remplacement normal des navires de recherche et sauvetage alors qu’ils atteignent la fin de leur cycle de vie.
  • La couverture actuelle assurée par les réseaux de radio VHF et de radiogoniométrie VHF doit être améliorée afin de faciliter davantage la communication aux fins des avis du système SAR et pendant les missions de recherche et sauvetage.
  • Détérioration de la station de Port Hardy (Biens immobiliers).
  • La station de Saltspring/Ganges vieillit et doit faire l’objet d’une modernisation (Bien immobiliers).
  • La station de recherche et sauvetage de Kingston doit être remise en bon état (Bien immobiliers).
  • La station de recherche et sauvetage de Burin doit être remise en bon état (Bien immobiliers).
  • La station de recherche et sauvetage de Port Weller doit être remplacée (Bien immobiliers).
Intervention environnementale
  • Tout l’équipement d’IE vieillit et il a atteint ou il approche de la fin de sa durée de vie opérationnelle. Tout cet équipement doit être remplacé.
Services de communication et de trafic maritimes
  • La couverture VHF-DF est inexistante dans certaines zones sur les côtes est et ouest.
  • Système d’enregistrement d’information afin de remplacer la technologie vieillissante présentement employée pour les systèmes MDS et NAVTEX.
  • Remise en état continue des tours et des sites de communications des SCTM.
  • Remplacement du SIGTM à l’échelle nationale afin de consolider les systèmes actuels et pour mettre à jour la technologie vieillissante.
  • Remise en état continue des systèmes de radiodiffusion marine afin de mettre à jour la technologie vieillissante.
  • Remise en état du système de radiogoniométrie VHF pour accroître les niveaux de service et la fiabilité.
  • Les installations des SCTM à Ucluelet ont vieilli et doivent faire l’objet de rénovations (Biens immobiliers).
Services de déglaçage
  • Couverture par satellite : La période de « répétition des images » est présentement d’environ trois jours, ce qui signifie que l’information provenant des satellites fait l’objet d’une mise à jour tous les trois jours.
  • Les systèmes permettant de recueillir, d’automatiser et de distribuer l’information sur les glaces doivent faire l’objet d’une mise à jour. Les systèmes actuels avancent en âge et peuvent connaître certains problèmes lorsqu’on les utilise sur des systèmes d’exploitation plus avancés.
  • Capacité accrue de transmission des données au nord du 72e degré de latitude. Alors que la transmission vocale est présentement adéquate à cette latitude, la capacité est limitée au niveau de la compression et la transmission des données et cette exigence deviendra plus prononcée avec le temps.
  • Absence de capacité de réserve sur les navires polyvalents à grand rayon d’action de grande croisière, dont plus précisément dans la région des Maritimes.
  • Absence de brise-glace plus petits dans la région des Maritimes, ce qui nécessite le déploiement des véhicules à coussin d’air de la région du Québec à la fin de la saison hivernale afin de lutter contre les inondations, ainsi que pour procéder au déglaçage des petits ports et des ports de pêche.
  • Absence de ressources pour procéder au déglaçage sur la côte du Labrador.
Services de gestion du cycle de vie des biens
  • Remise en état de l’équipement lourd afin de remplacer l’équipement vieillissant utilisé dans le cadre de plusieurs programmes.
  • Besoin d’uniformiser les réseaux opérationnels de la GCC pour assurer la conformité aux politiques et procédures de GI/TI, ainsi que pour procurer une plateforme commune dans le but d’accroître la fiabilité de la prestation des services à la GCC.
  • Besoin d’établir un lien entre deux systèmes de gestion de l’entretien, soit le système Maximo pour les biens à terre et le système MAINTelligence pour les biens à bord des navires. Cette mesure est nécessaire dans le cadre de la stratégie globale de gestion de l’entretien à la GCC.
Services opérationnels de la flotte
  • En raison du réchauffement de la planète, on assistera à un besoin croissant de couverture additionnelle dans l’Arctique puisque les utilisateurs commerciaux intensifieront leur présence dans cette zone ce qui mènera à l’apparition de nouveaux ports commerciaux et de voies navigables.
  • Une proportion croissante des petits bateaux vieillit et se détériore pour devenir impossible à réparer, alors que certains ne continuent de fonctionner qu’au prix de réparations et d’un entretien coûteux.
  • À l’heure actuelle, les hélicoptères de la GCC sont munis d’un système de suivi à haute fréquence (NavLink) pouvant s’utiliser uniquement lors d’un vol à partir d’un navire et ne possédant aucune capacité à terre. Le système NavLink est désuet; la GCC est la dernière organisation qui l’utilise sur la planète.
  • La GCC ne dispose présentement d’aucun système automatique de suivi de la flotte. Les actuels systèmes de communication vocale de la GCC sont limités à ce titre, alors qu’ils n’indiquent pas la position en temps réel et qu’ils ne peuvent indiquer la position connue d’une petite embarcation.
  • Il n’existe actuellement aucune norme nationale en matière de transmission électronique de données entre un navire et un poste à terre et vice versa. Le projet d’amélioration de l’échange des données commerciales pour les navires permettra d’établir des normes nationales en matière d’informatique à bord des navires concernant non seulement les technologies à bord des navires, mais également tous les aspects de l’échange de données entre un navire et un poste à terre.
Collège de la Garde côtière canadienne
  • Pour l’instant, les lacunes concernant les capacités du Collège sont principalement liées aux besoins en matière de biens immobiliers. Les lacunes suivantes ont été identifiées en ce qui concerne le cycle de vie : remise en état de l’escadron des Grands Lacs, remplacement du toit, remplacement de l’édifice et du local du simulateur et remise en état des résidences de l’aile de Miramichi. Infrastructure comm une • Il existe de nombreuses lacunes touchant les Biens immobiliers et l’état de détérioration des installations de la GCC (base de Seal Cove, protection cathodique à la base de Québec, Quai de la Reine, reconstruction de l’extérieur de la base de Southside à Terre-Neuveet- Labrador (T.-N.-et-L.), deuxième accès de l’IOB, système de défenses de base du côté sud à T.-N.-et-L., brise-lames et ancrages à Arviat – Nunavut, brise-lames et bollards d’amarrage à Cape Dorset, bureau de la région d’Iqaluit, base de Parry Sound, base de Prescott, conduits souterrains et système collecteur d’eau de la base de Québec, déménagement de l’édifice de sécurité de la base de Québec, ajout de Shannon Hill, centre de stockage opérationnel de la base de Southside à T.-N.-et-L., reconstruction de la base de Victoria et de la base de Southside à Terre-Neuve-et-Labrador.

La GCC a identifié des lacunes qui surviendront dans notre capacité de réaliser notre mandat sans investir dans nos biens. Ces lacunes apparaîtront dans l’avenir (l’analyse des capacités repose sur un horizon de 20 ans) et n’ont pour l’instant aucun impact sur la prestation des services, ce qui accorde ainsi à la GCC suffisamment de temps pour examiner les alternatives dans le but de combler les lacunes en question et pour assurer un équilibre des priorités au moment de l’attribution du financement limité. La prochaine étape du cadre de planification des investissements consiste à identifier les options permettant de combler les lacunes les plus importantes. Ces analyses peuvent donner lieu à des projets d’investissement afin de combler les lacunes. On contribuera ainsi à faire en sorte que tous les investissements de la GCC soient attribués aux priorités primordiales qui sont clairement liées aux besoins du mandat véritable.

On n’abordera pas nécessairement toutes les lacunes au niveau des capacités dans ce plan d’investissement. On pourrait laisser de côté une lacune sur le plan des capacités pour différentes raisons, par exemple :

  • Il n’existe aucune capacité sur le plan interne et/ou externe permettant de combler cette lacune dans le cycle de planification actuel.
  • Les fonds ne sont pas disponibles au cours du présent cycle de planification.
  • La lacune sera identifiée dans l’avenir, de sorte qu’il reste amplement de temps pour combler celle-ci lors d’un cycle de planification ultérieur.

Dans chacun des cas, l’existence d’une lacune sur le plan des capacités sans investissement prévu ne justifie pas en soi qu’elle soit une source de préoccupations. L’analyse des lacunes au niveau des capacités repose sur un horizon de planification prolongé afin de permettre à l’organisme d’anticiper les exigences futures et d’agir de façon prévoyante en tenant compte de celles-ci dans ses plans.