ARCHIVÉ - Plan d'activités de la GCC de 2010 à 2013

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Section 4 : Perspective régionale

Survol

Pour de plus amples renseignements au sujet de nos régions, veuillez consulter les sites Web suivants :

La GGC opère dans 5 régions. Chaque région de la GCC est dirigée par un conseil d'administration, qui relève du commissaire et qui est chargé de diriger la mise en œuvre au jour le jour des programmes et des services de la GCC dans cette région. Alors que la planification de la GCC s’effectue à l'échelle nationale pour assurer une conception et une mise en œuvre uniformes des programmes, les régions sont responsables de la mise en œuvre de programmes.

Alors que les cinq régions dispensent les programmes essentiels de la GCC, la priorité dans chaque région est différente, puisqu’elle dépend du climat, de la géographie et des besoins des clients. Par exemple :

  • La région de Terre-Neuve-et-Labrador possède le plus grand port de traitement des hydrocarbures au Canada et, en raison de sa lucrative et grandissante industrie pétrolière en mer, des millions de tonnes de cargaisons possiblement polluantes et de carburant pour navires transitent dans ses océans tous les ans. La pêche demeure une préoccupation viable, alors que l’énergie hydroélectrique au Labrador est une nouvelle industrie dont les enjeux sont élevés. Des développements additionnels au Labrador (autoroutes, mines) pourraient mettre en péril les demandes de services de la GCC à l’avenir.

  • La région des Maritimes présente les marées les plus hautes au monde (Baie de Fundy), l’industrie de la pêche la plus importante au Canada, ainsi que le premier terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) au pays. Puisque la baie de Chedabucto présente le trafic de navires-cargos le plus élevé au monde, la grande majorité étant attribuable aux produits du pétrole, le risque d’un déversement majeur d’hydrocarbures demeure très élevé. L’exploitation du canal Canso par la GCC est une caractéristique unique à cette région, tout comme notre responsabilité de l’île de Sable en vertu de la Loi sur la marine marchande du Canada.

  • La région du Québec, compte quatre des six principaux ports qui sont situés sur son territoire et contribue ainsi au caractère concurrentiel de la navigation et à la prospérité économique en assurant la navigation sécuritaire et accessible dans le golfe Saint-Laurent, et ce, jusqu'à Montréal. En raison de sa situation géographique, le fleuve Saint-Laurent représente une route commerciale stratégique qui nous amène au cœur du continent nord-américain. Le déplacement sécuritaire des navires à l'intérieur d'un chenal sinueux et étroit comme le fleuve Saint-Laurent constitue un risque énorme sur les plans de la sécurité et de la protection de l'environnement. Cela est encore plus évident en raison des 32 millions de tonnes de produits chimiques et de pétrole qui y transitent bon an, mal an. De plus, la navigation sur le fleuve Saint-Laurent est difficile en raison des facteurs suivants : celui-ci est relativement peu profond alors qu'il présente des marées considérables, des courants variables et des conditions météorologiques imprévisibles, sans compter que les 1 200 kilomètres du fleuve sont recouverts de glace de décembre à avril.

  • Les partenariats que la région du Centre et de l'Arctique entretient avec la Garde côtière américaine dans le cadre des programmes de déglaçage et des aides à la navigation sur les Grands Lacs procurent à l’industrie un service binational entièrement intégré. La région apporte également son soutien aux activités de transport maritime dans la partie est de l’Arctique pour le gouvernement du Nunavut.

  • Avec ses 27 000 kilomètres de côtes et 560 000 kilomètres carrés d’océan, la région du Pacifique est le théâtre de près de 750 000 mouvements de navires chaque année. Il est difficile d’assurer la sécurité de ces mouvements puisque la météo peut varier de façon dramatique et être impitoyable le long des côtes de la Colombie-Britannique.

Principales initiatives

Terre-Neuve-et-Labrador

Services de la GCC sur la côte du Labrador

Le ministère des Transports et des Travaux publics a réalisé un projet pilote visant à offrir, à compter du mois de janvier 2010, un service de traversier entre Blanc-Sablon, Québec (région du détroit du Labrador) et Corner Brook à Terre-Neuve-et-Labrador. Cette prolongation du service durera pendant toute la saison hivernale de 2010, à moins que l’état des glaces et la météo ne l’en empêchent.

La côte du Labrador étant ainsi accessible, on augmentera également les activités de transport vers l’Arctique canadien grâce à cette route. La région de Terre-Neuve-et-Labrador devra gérer cette demande accrue de sa clientèle. L’analyse des besoins en matière de recherche et sauvetage de la GCC a permis d’identifier le besoin de ressources de SAR le long de la côte du Labrador. Enfin, la région de T.-N.-L. assurera une surveillance et une gestion étroites des attentes des clients (gouvernement provincial, industrie, habitants du Labrador, navigateurs et pêcheurs) attribuables à l’intensification des passages.

Maritimes

Dessaisissement des bases de la GCC

À la suite d’un examen des infrastructures du ministère qu’on a réalisé après la fusion du MPO et de la GCC en 1995, on a recommandé de procéder au dessaisissement des bases de la GCC à Saint John, Nouveau-Brunswick, ainsi qu’à Dartmouth, Nouvelle-Écosse. En 2009, la province de l’Île-du-Prince-Édouard manifesta son intérêt à faire l’achat des biens où se trouve la base de la GCC à Charlottetown afin d’y aménager un hôtel et un centre des congrès.

Les déménagements de la base de Dartmouth dans des installations gouvernementales nouvellement construites à l'Institut océanographique de Bedford (IOB) et de le la base de Saint John dans des locaux loués, auront lieu en 2011. L’année fiscale 2010-2011 sera consacrée à la planification et à la préparation en vue de procéder à ces changements importants afin de permettre ainsi une transition graduelle et pour qu’on puisse planifier une efficacité opérationnelle améliorée grâce à la colocation du MPO et des employés de la GCC à l'IOB.

Plan d'action sur les langues officielles

Dans la région des Maritimes, la GCC est chargée d’offrir les programmes et les services dans les trois provinces maritimes, incluant le Nouveau-Brunswick, qui est considéré comme une province bilingue. Reconnaissant les défis uniques qu’elle présente, la région accorde la priorité à une amélioration de sa capacité bilingue globale. De plus, c’est dans cette région qu’on retrouve les effectifs de la GCC les plus âgés au pays. La plupart des postes de direction dans la région sont bilingues, mais les titulaires des groupes de relève qui aspirent à ces emplois sont unilingues ou ne possèdent pas le niveau de bilinguisme exigé. Il en résulte alors des défis et des pressions additionnels en matière de formation axée sur le perfectionnement. La région des Maritimes s’efforcera principalement d’offrir une formation continue, de renouveler son approche en matière de formation en langue seconde axée sur le perfectionnement, tout en continuant de mettre en œuvre et de surveiller les mesures identifiées dans le plan d'action des langues officielles qu’on a élaboré en 2008 et de travailler en étroite collaboration avec le commissaire aux langues officielles pour s’assurer que nous respections nos obligations en vertu de la Loi sur les langues officielles.

Québec

D’ici l’automne 2010, nous aurons complété la dernière étape d’un projet pilote de formation en habiletés de gestion en situation de crise. Cet exercice de trois jours vise à intégrer les connaissances et l’expérience des gestionnaires et des personnes ressources nécessaires pouvant constituer une cellule de crise (constituée d’équipes prêtes à intervenir en cas d’urgence). Auparavant, les participants auront reçu une mise à jour sur les lois et règlements qui encadrent nos activités, ainsi que les éléments théoriques relatifs à la gestion de crise, au leadership et aux communications en situation de crise.

Il va sans dire que ce projet pilote entraîne une révision des modes de fonctionnement actuels. Si ce projet entrait dans notre culture d’entreprise, il impliquerait également une vigilance constante pour maintenir le niveau de préparation requis pour les gestionnaires et les partenaires qui seront appelés à constituer les cellules de crise.

Centre et Arctique

Au mois d’août 2010, la région du Centre et de l'Arctique (C et A) participera à une opération annuelle de souveraineté sous l’égide du ministère de la Défense nationale, soit l’opération NANOOK 2010. Cette opération doit avoir lieu du 6 au 26 août 2010 dans quatre régions de l’Arctique, soit Lancaster Sound, Frobisher Bay, Resolute et Pond Inlet. Les SCTM d’Iqaluit et le Centre des opérations régionales de l’Arctique (Sarnia) participeront au traitement des demandes reçues par la radio marine et au contrôle du trafic en tenant compte des principes de souveraineté. Les officiers de liaison régionaux seront postés à Yellowknife où ils feront partie de la force opérationnelle pendant toute la durée de l’opération.

Année après année, ces opérations deviennent plus complexes et se déroulent plus loin dans l’Arctique canadien, alors que le nombre de biens et d’effectifs de la Garde côtière qui y participent ne cesse d’augmenter. Cette année, la présence et la surveillance accrues du fédéral dureront pendant toute l’opération. Afin d'appuyer cet exercice international, la région de C et A de la GCC fournira un certain nombre d’employés qui participeront pendant les trois semaines de l’opération, et ce, dans les quatre régions de l’Arctique.

La première partie de l’opération consistera dans un exercice militaire en compagnie des Forces canadiennes avec l’appui du NGCC Henry Larsen qui débarquera ses troupes sur la tête de plage de l’inlet Navy Board (région de l’inlet Pond). La deuxième partie de l’opération est axée sur un déversement provenant d’un navire sur la plage de Resolute. L’équipe régionale d’intervention environnementale procédera au déploiement d’un équipement transportable par air et mettra en place sa capacité de gestion sur place, alors que le personnel de formation et d’intervention s’installera au sein de la communauté pendant la majeure partie du mois d’août. À l’occasion du jour communautaire et pendant l’exercice qui implique l’ensemble du gouvernement, les membres du personnel de la direction régionale et des affaires publiques seront à Resolute afin de participer.

Pacifique

Le Forum des gardes côtières du Pacifique Nord (FGCPN), composé des pays, tels le Canada, la Chine, le Japon, la Corée, la Russie et les États-Unis, favorisera la coopération multilatérale dans le Pacifique nord dans les domaines, comme la sécurité maritime, la sensibilisation au domaine maritime, la lutte contre le trafic illégal des drogues, la migration illégale, l’exécution des règlements de pêche, ainsi que les opérations combinées.

Dans le cadre du FGCPN, la GCC dirige une équipe canadienne formée de membres de divers ministères. Cette équipe comprend l’Agence des services frontaliers du Canada, Pêches et Océans, la Gendarmerie royale du Canada et Transports Canada, dont les mandats reflètent les activités du forum.

En 2010, le Canada a accueilli le 11e FGCPN. La région du Pacifique de la GCC fut chargée d’organiser la réunion des experts qui s’est tenue à Victoria, C.-B., le 22 au 26 mars 2010, et planifie aussi la réunion du Sommet à Vancouver, C.-B., du 13 au 17 septembre 2010. Quatre-vingt-sept délégués participeront à cette réunion, qui comportera une séance plénière traduite dans cinq langues différentes.

En tenant ces événements, la GCC réalisera deux de ses engagements énoncés dans la section des « Activités internationales » du Plan d'activités de 2009-2012. Dans ces engagements, on identifie le commissaire adjoint de la région du Pacifique comme étant chargé d’accueillir la réunion des experts et le Sommet du Forum des gardes côtières du Pacifique Nord.