ARCHIVÉ - Plan stratégique des ressources humaines de 2010-2013

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Une fenêtre sur le monde de la navigation

Tout au long de ce Plan, nous avons mentionné certains aspects de l'élément navigant des effectifs de la Garde côtière canadienne (GCC). Cette fenêtre s'ouvrira sur plusieurs de ces éléments et les intégrera sous forme d'exemple de considérations opérationnelles relatives aux ressources humaines de la Flotte.

Le personnel navigant (officiers de navire et équipage de navires) représente 51 % de l'ensemble des effectifs de la GCC. Les professions de bord et le contexte opérationnel dans lequel évoluent les gens de mer sont très différents de ceux que connaît le personnel à terre de la GCC. Comme les opérations de la Flotte sont menées tous les jours 24 heures sur 24, il faut utiliser différents systèmes d'armement en équipage fondés sur des variations de moyennes d'heures pour s'assurer que le personnel navigant travaille environ 40 heures par semaine. Les navires restent en mer pendant de longues périodes; le travail est ardu et bien souvent effectué dans des conditions physiques difficiles. En outre, bien que le travail en mer ait principalement été une affaire d'hommes, nous nous efforçons de recruter davantage de femmes pour des postes en mer. Le tableau ci dessous montre les données démographiques de la GCC en date du 1er avril 2009.

Tableau K
Données démographiques nationales des officiers de navire et des membres d'équipage de navire en date du 1er avril 2009
GroupeNombre d'employésNombre de femmesÂge moyen (femmes)Nombre d'hommesÂge moyen (hommes)
Équipage de navires 1 675 180 41 1 495 46
Officiers de navire 876 66 36 810 46

Bien qu'intéressantes, ces données démographiques ne reflètent pas les défis opérationnels en matière de ressources humaines auxquels nous nous butons sur le plan du recrutement, de l'avancement et du maintien en effectif. Les raisons de ces défis sont particulières à notre environnement réglementaire unique et aux réalités de la navigation.

Contexte de la réglementation

Le personnel navigant doit satisfaire à des exigences en matière de compétences professionnelles (brevets), conformément au Règlement sur le personnel maritime établi en vertu de la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada. Ces exigences sont fondées sur les conventions internationales adoptées par l'Organisation maritime internationale (OMI), dont le Canada est un pays signataire. Par l'entremise des politiques de la Flotte de la GCC, nous sommes déterminés à respecter et même dépasser les exigences des conventions internationales et de Transports Canada en ce qui concerne la certification professionnelle et la formation technique. En 2007, Transports Canada a considérablement révisé le Règlement sur le personnel maritime.

En 2009, des profils d'équipage de navires (PEN) de la GCC ont été élaborés et mis en œuvre dans l'ensemble de la Flotte. Ces profils officiels intègrent les exigences du Règlement sur l'armement en hommes en vue de la sécurité de Transports Canada eu égard à la certification minimale et à la formation technique, en plus de l'exigence de la Flotte relative à l'expérience pertinente. Ainsi, contrairement à la plupart des situations qui surviennent dans un bureau, si un employé navigant est incapable de se présenter au travail, l'employé qui le remplace doit également être qualifié conformément au PEN avant que le navire puisse prendre le large. Cette recherche d'employés de remplacement qualifiés et expérimentés à court préavis représente un défi courant.

En général, nos opérations en mer sont effectuées à longueur d'année, mais elles varient selon la période de l'année, en raison des conditions climatiques et de la nécessité de retirer des navires pour un entretien planifié ou des réparations imprévues. C'est pour ces raisons et pour d'autres raisons connexes que la direction de la Flotte se prévaut des flexibilités que permettent l'embauche d'employés occasionnels et d'employés nommés pour une période déterminée et les affectations intérimaires.

Données démographiques relatives aux brevets

La direction de la Flotte respecte, pour son personnel navigant, les mêmes principes des ressources humaines que ceux qui s'appliquent au personnel à terre. Toutefois, en raison des contraintes opérationnelles associées au travail en mer, nous devons avoir un regard différent, tout en respectant l'intention et l'esprit des politiques et des initiatives en matière de ressources humaines.

Un autre des aspects qui distingue le monde de la navigation est le fait que la certification et l'avancement sont fonction de l'expérience accumulée (temps de mer) et de la réussite d'examens qui font partie du cheminement de carrière d'un marin professionnel. Cette situation diffère de celle des postes professionnels à terre, comme un scientifique qui doit tout d'abord obtenir un agrément professionnel (B. Sc., M. Sc. ou Ph. D.) avant d'être admissible à un poste.

Une fois diplômé du Collège de la Garde côtière canadienne avec un brevet de premier échelon, il faut généralement compter huit années pour cumuler le nombre total de mois en mer requis, en plus de réussir une série d'examens, pour obtenir un brevet de capitaine au long cours ou d'officier mécanicien de première classe.

Compte tenu de ce long laps de temps, il est essentiel de garder un œil sur les données démographiques de nos brevets, qui sont essentiels au respect des exigences réglementaires pour chaque poste d'officier à bord. L'analyse de ces données représente plus qu'une estimation de l'attrition en fonction de l'âge et du nombre d'années de service d'un officier, comme nous le verrons dans l'exemple qui suit. Nous devons donc examiner nos exigences actuelles et futures en ce qui concerne les brevets, en tenant compte de notre inventaire existant, et évaluer les possibilités d'obtenir des brevets de plus haut niveau pour atteindre ces prévisions. Si nous ne disposons pas des brevets requis, il sera impossible de naviguer en toute légalité.

Exemple d'un enjeu opérationnel en matière de ressources humaines - Brevet d'officier mécanicien de troisième classe

Le brevet d'officier mécanicien de premier échelon est dit de quatrième classe. Il s'agit du brevet que les officiers mécaniciens obtiennent lorsqu'ils ont terminé le programme de quatre ans au Collège de la Garde côtière canadienne. Pour obtenir un poste de niveau supérieur sur un plus gros navire, où la puissance, les complexités et la diversité des machines et autres systèmes sont accrues, il faut une certification supérieure, c'est à dire de troisième, deuxième et première classes.

Chaque région doit s'assurer d'avoir un nombre suffisant d'officiers qualifiés et compétents pour satisfaire aux exigences de certification comme élément des navires exploités et des postes sur chaque navire, conformément aux PEN. Compte tenu du temps nécessaire pour obtenir les brevets de plus haut niveau requis pour gravir les échelons hiérarchiques, ces besoins doivent faire l'objet de prévisions sur plusieurs années.

Nous commencerons avec un bref aperçu de la disponibilité actuelle des brevets d'officier mécanicien et des exigences qui s'y rattachent pour deux régions, puis nous examinerons les données démographiques.

Les tableaux L et M présentent l'écart cumulatif net entre le nombre de brevets d'officiers mécaniciens disponibles à ce niveau et le nombre de brevets requis. En fait, les tableaux indiquent que nombre de nos officiers mécaniciens détiennent un brevet de niveau plus élevé que celui requis pour leur poste. Étant donné qu'un brevet de niveau supérieur satisfait l'exigence pour un brevet de niveau inférieur, le nombre apparaissant dans le coin inférieur droit du tableau - écart cumulatif net - indique si la région a un nombre suffisant de brevets pour répondre aux exigences impératives de la Loi sur la marine marchande du Canada. Le tableau L montre que la région du Québec compte 15 brevets de première classe et en a besoin de huit, d'où un surplus de sept. Elle a besoin de neuf brevets de deuxième classe, et en compte 24. Le surplus net est donc la somme de brevets de première et deuxième classes moins la somme de brevets de première et deuxième classes disponibles, soit 22. La région a besoin de huit brevets de troisième classe et en compte douze. Le surplus net passe donc à 26. Toutefois, la région a besoin de 38 brevets de quatrième classe, mais n'en compte que 19. Étant donné que nombre des officiers mécaniciens qui occupent un poste nécessitant un brevet de quatrième classe possèdent un brevet de troisième classe (ou de niveau supérieur), le surplus net de sept semble adéquat pour l'instant. Nous y reviendrons plus tard.Exemple d'un enjeu opérationnel en matière de ressources humaines - Brevet d'officier mécanicien de troisième classe

Le tableau M montre la même information pour la région de Terre-Neuve-et-Labrador. La tendance est semblable, sauf que dans l'ensemble, la région a un écart net de trois en raison du plus grand nombre de brevets de quatrième classe requis.

Tableau L
Représentation cumulative des brevets d'officiers mécaniciens - Québec
Brevets d'officiers mécaniciens
(Officiers de navire)
Nombre actuelNombre requisSurplus/Écart
(par brevet)
Écart net
Première classe 15 8 7 7
Deuxième classe 24 9 15 22
Troisième classe 12 8 4 26
Quatrième classe 19 38 -19 7

 

Tableau M
Représentation cumulative des brevets d'officiers mécaniciens - Terre-Neuve-et-Labrador
Brevets d'officiers mécaniciens
(Officiers de navire)
Nombre actuelNombre requisSurplus/Écart
(par brevet)
Écart net
Première classe 28 14 14 14
Deuxième classe 21 20 1 15
Troisième classe 19 11 8 23
Quatrième classe 22 48 -26 -3

Ces tableaux ne montrent toutefois que la situation actuelle et ne tiennent pas compte des données démographiques pour ces brevets (et les officiers qui les détiennent). Nous illustrerons la complexité grandissante en utilisant l'exemple des brevets de troisième classe.

La figure 1 montre les données démographiques en ce qui concerne les brevets de troisième classe dans la région du Québec. Avec un total de douze brevets, l'histogramme montre la somme de l'âge et du nombre d'années de service de chaque employé. Dans l'ensemble, le graphique présente une image logique : le nombre d'années de service et l'âge suivent la même courbe descendante. Au sein de la fonction publique, l'admissibilité à la retraite est fondée sur la somme de l'âge et du nombre d'années de service d'un employé. L'étalon de l'admissibilité à la retraite est généralement de 85 ans, comme illustré par la ligne rouge pointillée. Nombre de nos officiers sont diplômés du Collège de la Garde côtière canadienne, et leur emploi dans la fonction publique fédérale a débuté au moment de leur inscription au Collège. Ils peuvent donc atteindre 30 années de service avant l'âge de 55 ans (le plus jeune âge auquel ils peuvent retirer des prestations de retraite). Ainsi, pour le personnel navigant, il est plus probable que le total de 90 ans (âge et années de service) représente un indicateur d'admissibilité à la retraite plus réaliste. Cet indicateur est illustré par la ligne bleue pointillée.

Figure 1
Les brevets de troisième classe : portrait de l'âge et des années de service (officiers de navire) - Québec

Figure 1 Les brevets de troisième classe : portrait de l'âge et des années de service (officiers de navire) - Québec

Une analyse de nos brevets actuels a indiquait que si l'on utilise le critère de 90 ans, 30 % (21) des officiers mécaniciens avec brevet actifs au Québec seraient admissibles à la retraite au cours des deux prochaines années. Dans la plupart des cas, il s'agit de brevets de première et deuxième classes. Le surplus net de sept brevets par région serait réduit de 21 retraités, d'où un écart prévu de 14. Le recrutement continu d'officiers mécaniciens de quatrième classe diplômés du Collège de la Garde côtière canadienne réduira l'écart, mais ne comblera pas le besoin de brevets de niveau intermédiaire à supérieur.

Pour la région de Terre-Neuve-et-Labrador (figure 2), si l'on utilise ce même critère de 90 ans, 19 % (17) de tous les officiers mécaniciens avec brevet actifs seront admissibles à la retraite au cours de la même période, d'où un écart prévu de 20, si l'on ne tient pas compte des brevets de quatrième classe entrants. Les recrues permettront de réduire, et non pas de combler, cet écart. Bien sûr, elles peuvent également ne pas avoir le niveau de brevet requis.

Mais d'autres facteurs que la retraite fondée sur l'âge et les années de service contribuent à l'attribution, et nous avons un programme de recrutement qui cible les nouveaux officiers mécaniciens de quatrième classe. Ces nombres devraient être revus dans ce contexte.

Dans la région de Terre-Neuve-et-Labrador, si l'on s'attarde uniquement aux brevets de troisième classe, il semble, de prime abord, qu'outre les six officiers mécaniciens qui seront sous peu admissibles à la retraite, il existe une marge confortable (68 %) de brevets disponibles. De plus, la somme de l'âge et des années de service est bien inférieure à 90. Toutefois, ces brevets (et employés) de troisième classe sont également convoités par : ces brevets (et employés) de troisième classe sont également convoités par :

  • les Services techniques intégrés de la GCC (pour répondre aux exigences d'entretien accrues en vertu du Programme d'examen de la gestion de l'entretien);
  • les Grands projets de l'État (en tant que directeurs de projet, gestionnaires de projet ou experts techniques pour l'élaboration de devis et la gestion des contrats);
  • Transports Canada (en tant qu'inspecteurs techniques);
  • Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (pour l'approvisionnement);
  • le secteur privé.

D'autres peuvent décider de quitter pour une certaine période pour fonder une famille et élever des enfants. La construction de nouveaux navires pourrait donner lieu au remplacement de petits navires par de plus gros navires avec un équipage plus important et des brevets de classe supérieure.

Figure 2
Les brevets de troisième classe : portrait de l'âge et des années de service (officiers de navire) - Terre-Neuve-et-Labrador

Figure 2 Les brevets de troisième classe : portrait de l'âge et des années de service (officiers de navire) - Terre Neuve et Labrador

Toutes ces situations sont favorables pour les employés et les organisations pour lesquelles ils travaillent, mais ils sont tous recrutés dans notre bassin de mécaniciens de marine et doivent être remplacés. Dans la région de Terre-Neuve-et-Labrador, les brevets de troisième classe représentent 50 % de tous les autres brevets d'officiers mécaniciens perdus au cours des cinq dernières années. Ce taux d'attrition devrait se maintenir au cours des prochaines années, alors que nos détenteurs de brevets intermédiaires quittent les navires. Ainsi, ce qui semblait être une situation très stable prend la forme d'une vulnérabilité importante. Dans la prochaine section, nous discuterons de l'importance d'une bonne planification de la relève pour atténuer cette vulnérabilité.

Planification de la relève pour le personnel navigant

La planification de la relève comprend l'établissement des exigences, le rayonnement, le recrutement, l'avancement et le maintien de l'effectif, avec une estimation aussi exacte que possible des taux d'attrition prévus sur plusieurs années.

Le recrutement de mécaniciens de marine peut s'effectuer auprès de différentes sources. La première est bien évidemment le Programme de formation des officiers du Collège de la Garde côtière canadienne. Les officiers diplômés auront leur brevet d'officier de pont de quart de navire ou d'officier mécanicien de quatrième classe. Ces officiers entrent dans la Flotte au premier échelon.

Ils ont reçu toute l'instruction théorique et pratique requise pour obtenir un brevet de classe supérieure. Les diplômés du Programme de mécanique maritime devront accumuler douze mois de temps de mer (ce qui prend habituellement deux ans) avant d'être admissibles aux examens obligatoires pour l'obtention d'un brevet de troisième classe. Ainsi, il faudra six ans à un nouvel élève officier pour obtenir son brevet de troisième classe.

Il est à noter que les tableaux L et M montrent que l'exigence relative aux brevets de quatrième classe est quasi satisfaite lorsque l'on tient compte des brevets de niveau supérieur, bien que la région de Terre-Neuve-et-Labrador ait un écart de net de trois. Les figures 3 et 4 montrent les données démographiques pour les brevets de quatrième classe dans les régions du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador. Dans l'ensemble, il semble y avoir un nombre important de brevets de quatrième classe bien en dessous de la ligne des 90 ans. Bien que certains mécaniciens de marine puissent obtenir leur brevet de troisième classe pour réduire l'écart prévu sur le plan des exigences liées à cette classe, le bassin total d'officiers de navire avec un brevet de troisième ou de quatrième classe pourrait ne pas suffire pour combler le besoin. La Flotte met donc en œuvre une initiative visant à générer des brevets de niveau intermédiaire dans un délai plus court.

Figure 3
Brevets de quatrième classe : portrait de l'âge et des années de service (officiers de navire) - Québec

Figure 3 Brevets de quatrième classe : portrait de l'âge et des années de service (officiers de navire) - Québec

Figure 4
Brevets de quatrième classe : portrait de l'âge et des années de service (officiers de navire) - Terre-Neuve-et-Labrador

Figure 4 Brevets de quatrième classe : portrait de l'âge et des années de service (officiers de navire) - Terre Neuve et Labrador

Nombre de nos membres d'équipage de navire détiennent déjà un brevet d'officier mécanicien de quatrième classe qu'ils ont obtenu de leur propre chef, en fonction du temps de mer accumulé et de l'expérience acquise en tant que techniciens ou d'adjoints de la salle des machines. Ces employés ont déjà démontré l'aptitude et l'initiative requises pour obtenir une certification professionnelle. Ils ont pris un engagement à l'égard d'une carrière en mer et représentent donc une source potentielle de brevets de niveau supérieur et d'avancement de carrière en tant qu'officiers de navire.

Si l'on revient aux régions du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador, notre analyse (figures 5 et 6) montre qu'il y a suffisamment de détenteurs d'un brevet de quatrième classe pour compenser l'écart net. Mais il nous faut le bon niveau de brevet, et non pas simplement un nombre total de brevets.

Figure 5
Brevets de quatrième classe : portrait de l'âge et des années de service (équipage de navires) - Québec

Figure 5 Brevets de quatrième classe : portrait de l'âge et des années de service (équipage de navires) - Québec

Figure 6
Brevets de quatrième classe : portrait de l'âge et des années de service (équipage de navires) - Terre-Neuve-et-Labrador

Figure 6 Brevets de quatrième classe : portrait de l'âge et des années de service (équipage de navires) - Terre Neuve et Labrador

Vingt-deux membres d'équipage de navire dans chacune de ces régions détiennent actuellement un brevet d'officier mécanicien de quatrième classe. Bien que nombre de ces employés aient le potentiel d'obtenir un brevet de niveau supérieur, le saut entre la quatrième classe et la troisième classe est considérable. Il requiert des études formelles et l'application d'éléments de physique et de mathématiques supérieures. Les diplômés du Programme de formation des officiers ont acquis ces connaissances dans le cadre du programme de quatre ans. Pour répondre au besoin immédiat et prochain de certificats donnés, conformément aux exigences opérationnelles et pour s'assurer d'avoir la flexibilité requise, la GCC travaille à l'élaboration d'un programme de certification des membres d'équipage de navire.

Programme de certification des membres d'équipage de navire

Le programme de certification des membres d'équipage de navire sera complémentaire au Programme de formation des officiers au Collège de la Garde côtière canadienne. Ce dernier est le programme reconnu pour toute la formation théorique et pratique requise pour réussir aux examens pour l'obtention de tous les brevets, jusqu'à ceux de capitaine au long cours ou d'officier mécanicien de première classe. Avec cette formation formelle et l'accumulation du temps de mer requis, nombre d'officiers diplômés du Collège devraient pouvoir gravir les échelons jusqu'aux niveaux supérieurs de leur discipline respective. Comme nous l'avons démontré dans cette section, ce processus exige quantité de temps et un engagement considérable de la part de nos officiers. Le programme de certification des membres d'équipage de navire offre une solution à court terme et donne la souplesse requise pour doter les postes pour lesquels un brevet de niveau inférieur ou intermédiaire est requis avec des membres d'équipage qualifiés, expérimentés et dévoués.

En fonction des certificats requis, un ensemble de modules sera élaboré. Ces modules, qui porteront notamment sur la physique, les mathématiques et les opérations de la GCC, permettront de préparer certains membres d'équipage pour les examens obligatoires. L'élaboration du cadre de ce programme est maintenant terminée, et les modules pour le brevet hautement prioritaire d'officier mécanicien de troisième classe devraient être élaborés et mis en œuvre pendant l'exercice 2010 2011. Le programme sera élargi pour inclure la navigation (élément de pont), en fonction des exigences de la Flotte et de la disponibilité de candidats convenables. Les candidats seront sélectionnés s'ils en ont fait la demande dans leur plan d'apprentissage individuel, en fonction des examens du rendement et sur recommandation du commandant ou d'un autre officier supérieur du navire. S'ils ont besoin de temps de mer supplémentaire en tant que personnes de quart pour être admissibles, des dispositions seront prises pour leur fournir cette expérience sur des navires de leur région d'attache ou dans d'autres régions.

 Programme de certification des membres d'équipage de navire

Cette initiative aura donc deux fins : elle créera une source d'officiers de navire certifiés et formés, en plus de donner aux personnes intéressées et qualifiées des possibilités de perfectionnement et d'avancement. Ce programme renforcera également notre stratégie de maintien en effectif puisqu'il misera sur des employés ayant déjà un engagement à l'égard d'une carrière en mer, souhaitant un avancement de carrière et ayant démontré qu'ils en sont capables.

Le programme de certification des membres d'équipage de navire sera un des éléments clés de la planification de la relève pour le personnel navigant. Mais une planification adéquate de la relève requiert un juste équilibre entre l'analyse précise des besoins futurs en matière de brevets et la mise en œuvre de stratégies de recrutement, de rayonnement, d'avancement de carrière et de maintien en effectif.

La direction de la Flotte continuera d'analyser l'état de nos brevets professionnels pendant l'exercice 2010 2011 et veillera à la mise en place d'un plan de relève adéquat dans chaque région. L'objectif principal est de s'assurer que les employés qui ont accumulé le temps de mer requis continuent de se préparer pour les examens obligatoires à l'obtention d'un brevet de niveau supérieur dans les volets pont, mécanique ou logistique, et passent ces examens.

L'exercice 2010 2011 sera une autre année remplie de défis pour la Flotte. Quoi qu'il en soit, nous sommes déterminés à offrir aux Canadiens le plus haut niveau de soutien maritime dans le cadre de nos activités en mer, et nous le ferons en mettant en pratique et en respectant notre devise, Sécurité d'abord, service constant, tout en continuant de soutenir notre bien le plus précieux, nos effectifs.