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Les sous-sections qui suivent détaillent les services fournis à chaque client en termes de jours de services planifiés et réellement livrés. Il importe de noter que le nombre de jours opérationnels planifiés et livrés dépend de divers facteurs tels : disponibilité, budget, pannes, priorités, météorologie, circonstances imprévues, etc.

Il doit par ailleurs être souligné que l'information contenue dans les sections qui suivent représente seulement l'appui fourni par la Flotte à ces clients et que, par conséquent, elle ne doit pas être interprétée comme représentative de l'ensemble de la gamme de services que reçoit un client en particulier. Dans certains cas, par exemple, il est plus efficace de soustraiter les Services d'Aides et de voies navigables, si bien que ces services n'entrent pas dans le cadre de l'information fournie.

4.1 Plein feu sur l'Arctique

La Garde côtière joue un rôle unique dans la région Arctique du Canada, grâce aux services maritimes nombreux et variés qu'elle assure dans cette zone, outre le fait qu'elle vienne conforter la souveraineté du Canada par la présence de ses brise-glaces sur place. Au cours de l'exercice 2007-2008, l'appui en mer des brise-glaces pour les recherches dans le cadre de l'Année polaire internationale et de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS), était une priorité.

De la fin juin à la mi-novembre, la Flotte exploite sept brise-glaces dans l'Arctique; ils sont généralement les premiers sur place et les derniers à partir. Ils assurent tout un éventail de services, notamment d'escorte des navires commerciaux dans les glaces, de dégagement des ports, de recherche et sauvetage, d'intervention sur les déversements d'hydrocarbures, d'aides à la navigation, d'activation et de désactivation des tours de communications, d'appui au programme scientifique, de sûreté maritime et d'appui à la souveraineté canadienne. Les navires et les hélicoptères de la GCC sont souvent la seule présence maritime du gouvernement canadien sur des milliers de milles; et ce faisant, ils doivent néanmoins répondre à quantité de besoins immédiats.

NGCC Louis S. St-Laurent, brise-glace lourd
NGCC Louis S. St-Laurent, brise-glace lourd
Photo : Région C&A

Au fur et à mesure que se confirment les hypothèses de changement climatique en Arctique, notamment la réduction visible de la couverture de glace pluriannuelle et la durée réduite de la glace d'été, associée à la variabilité inter-saisonnière accrue, les demandes en services de la Garde côtière en Arctique augmentent.

UNCLOS

L'UNCLOS a été adoptée en 1982. On l'appelle souvent la « Constitution du droit des océans ». L'UNCLOS est entrée en vigueur en 1994, après sa ratification par quelque 60 pays. Le Canada quant à lui, l'a ratifiée en 2003.

L'UNCLOS reconnaît aux États côtiers des droits souverains sur la colonne d'eau et le fond océanique jusqu'à 200 milles nautiques (la Zone économique exclusive ou ZEE) de la ligne côtière, ainsi que, dans certaines circonstances particulières, sur le plancher marin qui s'étend au-delà. Toute revendication territoriale de la sorte doit être justifiée scientifiquement et formulée dans les 10 années suivant la ratification.

Utilisant le NGCC Louis S. St-Laurent comme plateforme primaire, le Canada effectue des levés sismiques et bathymétriques dans l'Arctique, en vue de justifier sa revendication visant à étendre la souveraineté canadienne bien au-delà de la limite des 200 milles marins. L'analyse de ces travaux de terrain doit être achevée d'ici 2012, afin de respecter la date limite de soumission de novembre 2013. Les conséquences de cette initiative pour le Canada pourraient se révéler extrêmement importantes.

Daniel Sieberg, journaliste de CBS spécialisé en sciences et en technologie, fait des reportages à partir du NGCC Louis S. St- Laurent
Daniel Sieberg, (au centre), journaliste de CBS spécialisé en sciences et en technologie, fait des reportages à partir du NGCC Louis S. St- Laurent. M. Sieberg est ici avec le chercheur principal John Nelson (à gauche) et avec le capitaine Andrew McNeill.
Photo : Paul Galipeau

Le Louis participe à l'ouverture de l'Arctique sur le monde

En juillet 2007, le NGCC Louis S. St-Laurent s'est embarqué pour sa mission en Arctique. Un invité spécial a rejoint l'équipage et les scientifiques à bord, en vue de faire découvrir au reste du monde ce qu'ils allaient entreprendre.

Daniel Sieberg, correspondant du journal du soir de CBS pour la science et la technologie, transmettait ses histoires par satellite afin que les téléspectateurs américains découvrent en avantpremière les effets du changement climatique dans la région. La CBS a par ailleurs dédié une page Internet à toute une série de photographies, de films, de balados et autres blogs détaillant les impacts du changement climatique sur l'Arctique et leurs répercussions potentielles sur l'ensemble de la planète.

Les documentaires du journaliste traitaient également des difficultés, des activités routinières et des traditions à bord d'un brise-glace de la GCC déployé en Arctique. L'équipe de tournage de la CBS a particulièrement apprécié la tradition qui consiste à dédier une « cérémonie de passage » aux personnes qui, pour la première fois, franchissent le cercle polaire arctique.

NGCC Amundsen, brise glace moyen
NGCC Amundsen, brise glace moyen
Photo : AC & CCN

Ce voyage s'est révélé édifiant à plus d'un titre pour Daniel Sieberg, qui rejoignait en effet son père, Doug, un scientifique du MPO, spécialiste de l'Arctique depuis 30 ans.

Année polaire internationale

L'Année polaire internationale (API) a donné lieu au plus important programme international de recherche scientifique jamais entrepris sur l'Arctique et l'Antarctique. Des milliers de scientifiques et de chercheurs de plus de 60 pays y ont participé. Ce fut une occasion unique pour le Canada de collaborer avec des experts des quatre coins du globe et d'approfondir ses connaissances scientifiques sur le Nord.

Un peu d’exercice après une dure journée
Un peu d'exercice après une dure journée
Photo : AC & CCN

Des dizaines de projets scientifiques canadiens ont été sélectionnés pour le financement API 2007-2008, à partir de diverses sources dont le gouvernement fédéral, les gouvernements territoriaux, les organismes et autres fondations subventionnaires. Le programme de recherche du gouvernement canadien repose sur deux domaines particuliers : les répercussions du changement climatique et l'adaptation nécessaire qui en découle, ainsi que la santé et la qualité de vie des Canadiens qui vivent dans les collectivités nordiques. La réalisation de l'API a nécessité, entre autres, l'affectation du NGCC Amundsen pendant 15 mois. L'étude de la polynie côtière circumpolaire arctique, qui s'étendait sur 10 mois a sans aucun doute été la mission qui a amené les défis les plus importants, le navire devant passer l'hiver 2007-2008 dans l'Arctique de l'Ouest. Qu'un brise-glace canadien puisse naviguer tout l'hiver dans l'Arctique canadien était une première historique. Ce programme a soutenu et financé un total de 44 programmes de recherche scientifique, qui s'inscrivent dans la droite ligne des thèmes de recherche internationaux sur :

  • L'état actuel de l'environnement polaire;
  • Les changements intervenus dans les régions polaires;
  • Les liens et les interactions entre la région polaire et le reste du monde;
  • L'investigation des nouvelles frontières;
  • Les régions polaires et les points d'observation; et
  • Les sociétés humaines circumpolaires.

Un employé de soutien de notre mission scientifique
Un employé de soutien de notre mission scientifique

Une journée dans la vie d'un commandant de navire

Capitaine Lise Marchand, Commandant du NGCC Amundsen.
Capitaine Lise Marchand, Commandant du NGCC Amundsen.
Photo : J. Beardsell, Pêches et Océans Canada

La capitaine Lise Marchand, commandant du NGCC Amundsen, rêvait d'une carrière qui puisse combler sa passion pour les voyages et sa faim de connaissances de toutes sortes, lorsqu'elle a rejoint la Garde côtière en 1977.

Elle ne s'est jamais lassée de la vie en mer et trouve « un charme à toutes les régions et à toutes les saisons », tout en admettant néanmoins que les éléments déchaînés rendent la vie à bord d'autant plus difficile, quelle que soit la saison.

La capitaine Marchand a exercé un certain nombre de fonctions avant d'être affectée au NGCC Amundsen, dans le cadre de l'API. Après avoir obtenu son diplôme du Collège de la GCC, elle a travaillé sur les Grands Lacs en tant qu'officière subalterne, avant de devenir officière de quart, puis commandant sur le NGCC Spindrift et sur le NGCC Cape Hurd, et finalement capitaine en second sur le NGCC Bartlett. Elle a également exercé diverses fonctions à terre : coordonnatrice au JRCC de Trenton, le centre SAR de l'Ontario, au service des ressources humaines à l'Administration centrale, et a participé à des formations au Collège de la Garde côtière canadienne. Elle a par ailleurs occupé divers postes sur un certain nombre de navires dans la région du Québec. Elle a passé la majorité de sa carrière en mer.

À titre de commandant du NGCC Amundsen, la capitaine Marchand est responsable des opérations quotidiennes et de la sécurité du navire et de son équipage. Elle doit réagir aux conditions environnementales variables et procéder aux ajustements nécessaires dans le plan de travail de la journée, notamment veiller à s'entourer du personnel et des équipements nécessaires à la satisfaction des tâches et des missions planifiées avec le client. Une grande partie de son travail consiste par ailleurs à rédiger des rapports et analyser les activités de la journée pour ensuite planifier les opérations.

En termes d'expérience, la capitaine Marchand estime que la part la plus importante d'un métier au sein de la GCC est l'aspect humain, parce que le travail d'équipe est fondamental. Elle estime que bien travailler avec les gens et connaître ses forces, tout en ayant acquis les compétences appropriées, sont autant de composantes essentielles d'une carrière riche de satisfactions.

4.2 Garde côtière canadienne

4.2.1 Services d'Aides à la navigation et des voies navigables

Le programme des Services d'Aides à la navigation et le programme de Gestion des voies navigables assurent la sécurité et la viabilité des chenaux maritimes, ainsi que la protection du droit du public à la navigation.

Le programme des Services d'Aides à la navigation fournit plus de 17 000 aides à courte portée dont des aides visuelles (phares et bouées), des aides sonores (cornes de brume), des aides radars (réflecteurs et balises) et des aides maritimes à longue portée telles que le système mondial de localisation différentiel.

Le programme de Gestion des voies navigables encadre les chenaux maritimes des Grands Lacs et du Saint-Laurent, réduit les risques à la navigation et appuie la protection de l'environnement. Il surveille la bathymétrie des chenaux et contribue au contrôle international du niveau des eaux.

La Flotte appuie ces programmes en assurant le placement, le levage, la vérification et l'entretien d'un vaste système d'aides à la navigation fixes et flottantes, sur mer comme à terre et en effectuant des opérations de sondage.

Plusieurs navires et hélicoptères polyvalents et de tailles diverses entretiennent ce réseau. Certaines aides fonctionnent pendant toute l'année alors que d'autres sont saisonnières, ce qui signifie qu'elles doivent être enlevées pour la saison hivernale afin d'éviter qu'elles ne soient endommagées par la glace, puis repositionnées au début de la saison navigable. La Flotte doit être en mesure, notamment :

  • D'atteindre les aides à accès limité, dans des eaux peu profondes et couvertes de glace;
  • De servir de plateforme pour le transport et l'entretien des bouées et des équipements qui s'y rattachent, ainsi que pour la construction d'aides à la navigation; et
  • De fournir une capacité aérienne pour atteindre les aides qui ne sont pas accessibles par navire ou par la route, en particulier dans les régions éloignées de l'Arctique.

Enlèvement d’une bouée.
Enlèvement d'une bouée.
Photo : S. Boniecki

Le succès de cette activité dépend en grande partie des compétences des professionnels maritimes. Une navigation de précision est la clé, sachant que le placement des aides exige de la part des navires qu'ils manoeuvrent à proximité des hauts-fonds, des rochers et des récifs. D'où l'importance fondamentale de connaissances locales détaillées et d'une formation spécifique en la matière. Par ailleurs, le personnel navigant déploie, récupère et entretient les aides, vérifie les positions et le fonctionnement des aides flottantes, tient des registres des opérations, met à jour les données sur les positions et les caractéristiques des aides selon le besoin, et procède à des activités d'entretien sur les aides fixes et flottantes.

Rendement de la Flotte

Le programme d'Aides à la navigation est saisonnier. Les aides sont installées ou les bouées d'hiver remplacées par des bouées d'été au printemps et mises hors service ou remplacées par des aides adaptées aux conditions hivernales de la mi-novembre à la fin décembre. (Il est à noter que les jours de service dédiés à la gestion des voies navigables sont désormais présentés dans la section Sciences.) Bien que les services livrés réels aient été de 82 % par rapport à ceux prévus, toutes les aides flottantes, fixes et à longue portée ont été effectivement installées pour la saison navigable et retirées ou remplacées avant l'hiver. Le taux inférieur de livraison de services comparé aux prévisions s'explique en partie par la décision du programme d'annuler le chargement de 70 bouées dans le Réseau maritime, ainsi que par la décision visant à cesser l'installation de bouées dans les eaux de moins d'1,80 mètre de profondeur. Le nombre restreint de ressources humaines sur certains navires spécialisés, le nombre d'opérations de maintenance plus important que prévu sur l'aéroglisseur et l'ordre de priorité des programmes, sont au nombre des autres facteurs qui expliquent l'écart de 18 % dans la livraison de services. Les jours opérationnels5 livrés en matière d'Aides à la navigation s'affichent toujours à la baisse, de 4 188 jours en 2002-2003, à 2 674 en 2007-2008. Cette évolution est due pour l'essentiel aux améliorations en termes d'efficacité, telles que le recours à des entrepreneurs et l'introduction de nouvelles technologies.

Graphique 2 : Service aux Aides à la navigation, 2003-2004 à 2007-2008 (# de jours opérationnels)

L’enlèvement d’une bouée.
L'enlèvement d'une bouée.
Photo : S. Boniecki.

Bateaux de pêches escortés par un brise-glace de la GCC.
Bateaux de pêches escortés par un brise-glace de la GCC.
Photo: NL Region.

4.2.2 Services de déglaçage

La GCC prévoit des services de déglaçage et d'activités connexes visant à assurer la sécurité et la facilité des mouvements du trafic maritime à travers et autour des eaux canadiennes recouvertes de glaces, pour le bénéfice de l'industrie et de l'économie canadienne.

La Flotte fournit, en appui de ce service fondamental, des équipages formés pour exploiter des navires spécialisés et multitâches. Les brise-glaces doivent pouvoir être en mesure d'escorter les navires à travers des eaux recouvertes de glaces, de libérer les bateaux pris dans les glaces, d'ouvrir l'accès aux ports encombrés par les glaces, de fournir de l'information relative à l'état de la glace et de prévenir les risques d'inondation, par le contrôle et le dégagement des embâches glaciaires. Les brise-glaces transportent également des hélicoptères qui sont déployés à l'avant pour procéder à des vols de reconnaissance sur l'état de la glace et de localisation de zones navigables, de façon à effectuer les opérations de déglaçage.

Coopération internationale le long de la Voie maritime

La Voie maritime du Saint-Laurent est une artère commerciale, une source d'énergie hydroélectrique et une ressource à usage récréatif pour le Canada et les États-Unis. Les deux pays collaborent, par l'intermédiaire de leurs Gardes côtières respectives et d'autres agences à la surveillance, au partage et à la protection de cet environnement maritime de grande valeur qu'ils ont en commun. Les conditions extrêmes de glace de mars 2008 ont rendu impérative leur coopération en vue de l'ouverture de la saison de navigation.

Le 19 mars, le NGCC Martha L. Black et l'USCG Penobscot Bay ont commencé à faire route le long du fleuve depuis Montréal. Le navire canadien, plus important, ouvrait la voie, suivi du navire américain, pour élargir le chenal. Les conditions variaient d'une eau ouverte à une concentration totale de glace. Des passages répétés furent nécessaires pour dégager l'accumulation de glaces à proximité comme à l'intérieur de chaque embâcle, mais pour finir, l'eau libre s'est révélée, comme chaque année, un signe précurseur de l'arrivée du printemps.

Graphique 3 : Tendances de déglaçage dans le Sud et l’Arctique, 2003-2004 à 2007-2008 (# de jours opérationnels)

Le Canada connaît deux saisons de déglaçage : de décembre à avril dans le Sud, à savoir des Grands Lacs au littoral de Terre-Neuve-et- Labrador en incluant la Voie maritime, le fleuve et le golfe du Saint-Laurent, et de juin à novembre, dans les régions Ouest et Est de l'Extrême-Arctique. La côte du Pacifique n'a pas d'activités de déglaçage en raison de ses températures plus clémentes. À compter du début du mois de juin, à l'issue de leur saison d'opérations hivernales, sept brise-glaces sont déployés depuis les régions du Sud vers l'Arctique pour la saison estivale.

Rendement de la Flotte

L'hiver 2007-2008 a été difficile et a entraîné une nette augmentation de la demande en services de déglaçage dans le sud. Cette situation renverse une tendance à la baisse de 7 % des services de déglaçage pendant trois années consécutives.

Une journée dans la vie d'un maître d'équipage

Steve Hughes
Steve Hughes

Originaire de Charlottetown, dans l'Île-du-Prince-Édouard, Steve Hughes est maître d'équipage sur le NGCC Earl Grey, qui assure des services multitâches, notamment d'aides à la navigation, SAR et de déglaçage. Il est le membre de l'équipage senior responsable des opérations de pont.

Au cours d'une journée normale, il planifie et supervise les opérations d'entretien sur le navire - nettoyage, peinture, réparations mineures et travail du bois, mais aussi entretien des équipements de pont. Il dirige aussi l'équipage de pont lors de son exécution des fonctions de routine. Ces fonctions couvrent notamment l'accostage, l'ancrage, l'entretien et le déploiement des aides maritimes, la mise à l'eau et la récupération des petites embarcations, les opérations SAR, ainsi que le chargement et l'arrimage des provisions.

À la suite de ses études secondaires, M. Hughes a étudié l'électronique et la tuyauterie au Holland College de l'Î.-P.-É. Il a rejoint la Garde côtière à titre de steward sur le NGCC Wolfe, en 1977, avant d'être transféré au service du pont du NGCC Tupper en 1981. Il a travaillé sur un certain nombre de navires avant d'intégrer l'équipage du NGCC Earl Grey, en 1986, et a également occupé le poste de coordonnateur des actifs matériels à Charlottetown pendant un an.

M. Hughes a bénéficié de plusieurs sessions de formation au cours de sa carrière au sein de la Garde côtière - de l'utilisation des embarcations rapides de sauvetage aux interventions sur les déversements d'hydrocarbures, en passant par les relations avec le personnel. Il est aussi un spécialiste certifié en sauvetage.

À titre de membre de la fonction publique fédérale, il apprécie aussi la grande qualité des régimes de santé, dentaire et de retraite. En outre, le système des jours de « relâche » impliquant 28 jours en mer/28 jours de congés convient particulièrement à M. Hughes, qui occupe son temps à terre à faire tourner une petite entreprise de matériel informatique et électronique.

4.2.3 Services de recherche et de sauvetage

Le Programme canadien de recherche et de sauvetage est un effort collaboratif consenti des autorités fédérales, provinciales, territoriales et municipales. Le service SAR de la GCC, assuré en conjonction avec l'organisme partenaire, la Garde côtière canadienne auxiliaire, dirige et maintient l'état de préparation sur un périmètre d'à peu près 5,3 millions de kilomètres carrés, commençant à 800 milles nautiques des côtes dans le Pacifique, à 1 000 milles nautiques dans l'océan Atlantique et s'étendant de la frontière canado-américaine au sud, jusqu'au pôle Nord.

Le service SAR primaire est assuré par des navires et des marins professionnels maritimes spécifiquement formés à cette fin, positionnés à divers endroits à travers le Canada. Ces navires sont spécialement conçus et construits pour répondre aux demandes exigeantes inhérentes à la contribution de ressources maritimes et d'interventions SAR dans les eaux canadiennes. En outre, l'ensemble de la flotte est exploité selon le concept multitâche de façon à pouvoir assumer une réponse SAR en plus de ses autres fonctions.

Un bateau de sauvetage SAR donnant de la formation près de Tofino, C.-B.
Un bateau de sauvetage SAR donnant de la formation près de Tofino, C.-B.
Photo : David Ashurst

Les principales fonctions SAR assurées par le personnel navigant de la Flotte sont les suivantes :

  • Effectuer la recherche visuelle et électronique des navires et des survivants, jour et nuit, par les airs ou en mer, dans des conditions climatiques variées;
  • Servir de plateforme pour le personnel de sauvetage et les navires sur le site d'un incident et permettre le déroulement d'opérations de recherche;
  • Gérer des opérations de recherche complexes et agir à titre de coordonnateurs sur les lieux;
  • Procéder au sauvetage des survivants d'autres navires, en mer ou à partir de la terre, et leur fournir un abri, des commodités et des premiers soins avancés;
  • Prévoir un équipement radio pour les opérations d'urgence et faciliter aux navires la communication avec les stations à terre, les autres navires et embarcations de sauvetage;
  • Assurer une capacité de lutte contre les incendies à bord des navires et dans les installations côtières pour sauver des vies; et
  • Assurer des services de remorquage ou autres aux navires en détresse, lorsque des vies sont menacées.

Graphique 4 : Jours opérationnels livrés à SAR, 2003-2004 à 2007-2008

Rendement de la Flotte

Au cours des cinq dernières années, les services livrés au programme SAR ont augmenté de 12%, de 14 703 jours en 2003-2004 à 16 432 jours en 2007-2008.

Un membre de l’équipage du NGCC Cap Nord, bateau de sauvetage SAR, ainsi qu’un membre de l’équipe terrestre SAR lors de l’exercice de sauvetage d’un canoéiste
Un membre de l'équipage du NGCC Cap Nord, bateau de sauvetage SAR, ainsi qu'un membre de l'équipe terrestre SAR lors de l'exercice de sauvetage d'un canoéiste (Steve Harrie du Centre de formation sur le sauvetage)

L’équipage de la GCC à bord du Cap Nord, une embarcation rapide de sauvetage, cherchent les canoéistes perdus dans la baie Malpeque durant un exercice SAR.
L'équipage de la GCC à bord du Cap Nord, une embarcation rapide de sauvetage, cherchent les canoéistes perdus dans la baie Malpeque durant un exercice SAR.

La barge Houston à la dérive, Baie St-Georges, Nouvelle-Écosse.
La barge Houston à la dérive, Baie St-Georges, Nouvelle-Écosse.
Photo : Région T.-N.-L.

Une barge secourue dans des conditions périlleuses

Pendant la nuit du 16 décembre 2007, un blizzard hivernal déchaîné a provoqué le détachement du remorqueur Eileen M. Roehrig de la barge Houston - chargée de 34 000 litres de carburant diesel - qu'il tirait à sa suite, dans la baie St-Georges, en Nouvelle-Écosse. Les conditions climatiques extrêmes rendaient les opérations de récupération impossibles.

La Garde côtière fut appelée et dépêcha immédiatement sur place le NGCC Terry Fox et le NGCC Edward Cornwallis. La barge, qui dérivait rapidement, fut bientôt localisée. Trois membres de l'équipage du Edward Cornwallis ont bravé les conditions extrêmes pour grimper jusqu'au pont de la barge depuis une embarcation rapide de sauvetage. Pendant qu'ils s'efforçaient de sécuriser la barge, deux de leurs collègues ont manoeuvré l'embarcation de sauvetage pendant trois heures sur l'océan houleux et glacé.

En dépit des coups de vent, d'une mer déchaînée et des températures glaciales, les trois hommes ont tenté de déployer le câble de remorquage d'urgence de la barge afin d'empêcher le Houston de s'échouer et de provoquer un incident environnemental. Mais il était impossible de raccorder le câble, de sorte que la barge a continué de dériver dangereusement vers la côte. À environ un demi-mille du récif, ils ont finalement été contraints de jeter l'ancre.

Compte tenu de la détérioration des conditions météorologiques et de la nuit tombante, il a fallu évacuer le personnel de la GCC se trouvant à bord du Houston par hélicoptère, un appareil du MDN. L'équipage du Edward Cornwallis est revenu le jour suivant et est resté sur place jusqu'au 19 décembre. Sans les aptitudes de navigation, le professionnalisme et le courage du personnel de la Flotte, la barge aurait subi d'importants dégâts, voire même s'échouer sur la côte du Cap Breton. Les employés impliqués dans ce sauvetage se sont vus récompenser par une Citation du commissaire et le Prix d'Excellence du MPO.

4.2.4 Services de Sûreté maritime

La Flotte appuie les priorités du gouvernement du Canada en matière de sûreté maritime, en mettant ses plateformes et son savoir-faire maritime à la disposition des agences de sûreté et d'application de la loi dans l'ensemble du pays. La GCC a, par exemple, mis en place avec la GRC, l'Équipe des enquêtes sur la sûreté maritime (ÉESM), composée de patrouilles armées en mer, sur la région des Grands Lacs et de la Voie maritime du Saint- Laurent, où la GCC gère, maintient et exploite les navires et la GRC fournit le personnel et l'expertise en matière d'application de la loi à bord.

Quatre patrouilleurs semi-hauturiers sont en cours de construction pour les besoins spécifiques du programme ÉESM. Au cours de l'exercice 2007-2008, la GCC a dédié trois navires à ce programme, et en prévoit quatre pour l'année prochaine, jusqu'à ce que les quatre nouveaux patrouilleurs semi-hauturiers lui soient livrés. En hiver, les équipes assurent leurs fonctions sur des brise-glaces, quel que soit l'endroit et le moment.

Le personnel maritime assure une variété de fonctions visant à appuyer les services de sûreté maritime. Ces fonctions sont les suivantes :

  • L'observation, l'établissement de rapports et l'enregistrement d'événements de Sûreté maritime et autres activités de crime organisé;
  • Les opérations de surveillance et de patrouille sur les Grands Lacs, la Voie maritime du Saint- Laurent et de vastes zones océaniques, incluant les eaux littorales et internationales, ainsi que la dissuasion des menaces et autres activités illicites;
  • L'organisation de patrouilles dans les zones interdites et limitrophes, ainsi que d'inspections en mer pour les organismes partenaires, afin de veiller au respect de tous les règlements;
  • Les fonctions de plateforme de commandement et de point central de communications sécurisées pour les officiers chargés de l'application du droit maritime;
  • L'exécution d'interventions de routine sur des bateaux à partir de canots pneumatiques à coque rigide embarqués à bord; et
  • L'assurance d'une capacité prête à intervenir sur les incidents relatifs à la Sûreté maritime.

NGCC Louis M. Lauzier, patrouilleur semi-hauturier
NGCC Louis M. Lauzier, patrouilleur semi-hauturier
Photo : Région QC

Rendement de la Flotte

En 2007-2008, les trois navires dédiés au programme ÉESM étaient opérationnels à plein temps, de mai à novembre. De décembre à avril, compte tenu des conditions hivernales, les briseglaces remplacent les navires sur les Grands Lacs et la Voie maritime du Saint-Laurent. Tel que démontré dans le graphique 5, la livraison de service a été un peu plus grande que prévue.

Graphique 5 : Services planifiés et livrés à l’ÉESM par région, 2007-2008 (# de jours opérationnels)

Les navires ÉESM sont prêts à intervenir rapidement, selon les besoins dans les Grands Lacs et la Voie maritime du St-Laurent. 7% du temps disponible pour le programme ÉESM a été perdu à cause de délais causés principalement par des bris d'équipement. De plus la GCC appuie les services de police dans le cadre de nombreuses opérations d'interdiction et d'urgence chaque année dans l'ensemble du pays. En 2007-2008, 128 jours ont été consacrés à ces activités en grande partie non planifiées.

Navires de la GCC faisant un exercice d'intervention environnementale
Navires de la GCC faisant un exercice d'intervention environnementale
Photo : Services de gestion intégrée des affaires

4.2.5 Services d'intervention environnementale

Parmi les organismes fédéraux, la Garde côtière canadienne est le premier à intervenir en cas de déversement d'hydrocarbures par des navires; son rôle consiste à limiter la pollution marine et les déversements d'hydrocarbures et à faire preuve de diligence raisonnable en matière de prévention de la pollution vis-à-vis de la communauté maritime canadienne et mondiale.

Au Canada, au sud de la latitude 60°N, le secteur privé est responsable des interventions environnementales, alors que la GCC se charge des fonctions fédérales de contrôle, de surveillance et d'inspection. Si la GCC détermine que l'intervention du secteur privé n'est pas adéquate, elle assume alors les rôles de contrôle, de coordination des interventions et, si nécessaire, se charge elle-même des opérations de confinement et de récupération. Au nord de la latitude 60°N, la GCC est le principal intervenant.

Rendement de la Flotte

Malgré les 84 jours planifiés en matière de services d'intervention environnementale, seuls 37 ont effectivement été requis. La Flotte a participé à trois interventions environnementales importantes dans la région de Terre-Neuve-et- Labrador - l'engloutissement du Boatsmanns Hebron, du Labrador et du McNally. Comme pour l'exercice 2006-2007, cette année a compté davantage d'interventions environnementales que les années antérieures.

4.2.6 Services de communications et de trafic maritimes

Les Services de communications et de trafic maritimes (SCTM) assurent les communications concernant les situations de détresse et de sécurité en mer, effectuent le contrôle des navires, réglementent le trafic maritime et fournissent des systèmes d'information et une correspondance publique 24 heures sur 24. Ces services sont assurés par le biais d'un réseau de 22 centres et tours de communications à travers le Canada.

La Flotte a généralement un rôle limité au sein des SCTM, du fait que la majeure partie de leurs sites peuvent être atteints par voie terrestre pour les opérations régulières d'entretien et d'inspection. Le personnel maritime apporte son soutien aux SCTM sous forme de transfert des matériaux, du carburant et du personnel d'entretien, du navire aux stations de retransmission.

Un employé du SCTM de la GCC
Un employé du SCTM de la GCC

Quatorze des stations de Colombie-Britannique (les îles de la Reine-Charlotte et les zones du centre de la côte) sont des exceptions du fait qu'elles sont situées en montagne et dès lors, seulement accessibles par hélicoptère. Par conséquent, le NGCC Sir Wilfrid Laurier, un hélicoptère Bell 212 et un Sikorsky S-61N sont fréquemment utilisés. La Flotte appuie par ailleurs des opérations d'activation et de désactivation à distance des stations de communications dans l'Arctique.

Rendement de la Flotte

En 2007-2008, quelque 25 jours opérationnels ont été livrés, représentant 89 % du nombre de jours planifiés. Ceci constitue une proportion acceptable (voir Section 5.3). Le NGCC Sir Wilfrid Laurier a bénéficié de l'assistance d'autres navires affectés à des fonctions de couverture des ondes de radio fréquence visant à vérifier la portée radio.

Employés de la GCC et de Conservation et Protection au travail
Employés de la GCC et de Conservation et Protection au travail
Photo: S. Boniecki

4.3 Ministère des Pêches et des Océans

4.3.1 Sciences

La Flotte soutient le Programme scientifique de Pêches et Océans Canada, par la fourniture d'équipages qualifiés à bord de navires tant spécialisés que polyvalents, tels que des chalutiers de recherche, des bateaux de pêche, des navires servant aux levés hydrographiques, des navires océanographiques et des brise-glaces.

Les équipages assistent les scientifiques et les techniciens dans un éventail de domaines spécialisés, parmi les suivants :

  • Expéditions de pêche à des fins de recherche sur des espèces commerciales de poissons, diverses et variées;
  • Effectuer des relevés acoustiques, hydrographiques, géophysiques, des estimations des stocks d'espèces marines, ainsi que sur les habitats et organismes benthiques;
  • Effectuer l'énumération, l'identification, le suivi et la bioévaluation des mammifères marins et des oiseaux de mer;
  • Collecter des échantillons de plancton, de larves et de phytoplancton;
  • Collecter des échantillons d'eau à des fins d'études de chimie de la mer;
  • Prélever des échantillons de sédiments benthiques et des carottages;
  • Collecter les données vérifiant les modèles empiriques de la structure et de la circulation de la masse d'eau, de propagation et de prédiction des courants et des ondes de marée; et
  • L'étude de photos prises à distance des habitats et des organismes benthiques.

Voyage de découverte à bord du Hudson

En juillet 2007, une équipe de chercheurs a exploré les profondeurs de l'océan au large de la NouvelleÉcosse et de Terre-Neuve, à bord du NGCC Hudson. De nouvelles espèces ont été découvertes et les scientifiques ont approfondi leurs connaissances des écosystèmes peu explorés jusque là, abritant des espèces rares de coraux et de poissons.

Au cours du voyage, le NGCC Hudson a déployé un submersible téléguidé dédié à la capture d'images de quatre zones le long de la pente continentale de la Nouvelle-Écosse, à 2,5 kilomètres de profondeur, soit nettement plus profond que lors des études précédentes qui n'avaient atteint que 500 mètres.

L'équipe a recueilli plus de 3 000 images numériques, des centaines d'heures de film et des douzaines d'échantillons vivants. Elle a découvert de nouvelles variétés d'étoiles de mer, une autre espèce de corail « bubblegum » et, plus incroyable encore, un type de xenophyophore, un animal unicellulaire de la taille d'un pamplemousse qu'on ne retrouvait auparavant que dans les fonds les plus retirés du centre Atlantique.

Les nouvelles données contribuent à alimenter une base d'information plus complète de la région et peuvent être utilisées pour mesurer l'impact du changement climatique, de la pêche ou des activités pétrolières et gazières sur la région.

Autour des Grands Bancs, les scientifiques ont accumulé de nombreuses preuves quant aux effets du chalutage par le fond. Le fond était en effet absolument vierge et de gros rochers avaient été retournés par les énormes filets qui ratissent tant le poisson que tout ce qui peut se trouver sur leur passage. Ces données aideront les gestionnaires des pêches à déterminer quelles zones maritimes doivent être fermées et protégées.

Rendement de la Flotte

Comme illustré dans le Graphique 6, la livraison par la Flotte de services au programme scientifique a satisfait aux objectifs pour la deuxième année consécutive. En 2006-2007, 96 % des services avaient été livrés conformément aux prévisions, contre 97 % cette année. La plupart des écarts causés par des bris d'équipement ont été assurés par une méthode alternative. La majorité des travaux scientifiques ont été réalisés dans les régions des Maritimes (34 %) et du Pacifique (25 %), suivies de Terre- Neuve-et-Labrador (19 %) et de Québec (19 %).

NGCC Calanus II, navire côtier de recherche sur la pêche - Scientifiques au triage
NGCC Calanus II, navire côtier de recherche sur la pêche - Scientifiques au triage
Photo : Région T.-N.-L.

Graphique 6 : Services livrés comparés à ceux planifiés pour le programme Sciences, 2003- 2004 à 2007-2008 (# de jours opérationnels)

Relevé des populations de phoques de 2008

Un relevé bisannuel des populations de phoques est effectué par le MPO de sorte à recueillir les données requises pour prendre des décisions scientifiques raisonnées quant à la taille, à la santé et à la viabilité des troupeaux de phoques, et à assurer le succès continu de cette chasse importante pour l'économie de la côte Est du Canada. À la demande du ministre des Pêches et des Océans, le relevé de 2009 a été avancé à mars 2008. La région Terre-Neuve-et-Labrador de la GCC et le personnel de la division Hélicoptères ont travaillé en étroite collaboration avec le MPO à la mise en oeuvre de cette mesure.

Le NGCC George R. Pearkes a été identifié comme le navire le plus adapté pour opérer dans des conditions de glace difficiles et composer avec deux hélicoptères, les besoins en carburant et en personnels correspondants, ainsi qu'avec le personnel scientifique et ses équipements. Il a été réaffecté pendant huit jours, avec d'autres navires qui étaient eux mêmes réaffectés ou assumaient une double fonction afin de combler ses manques.

Tout se déroulait normalement jusqu'à ce que dame nature s'en mêle, recouvrant la côte Est et le golfe du Saint-Laurent d'une couche de glace plus lourde qu'anticipée. La navigation a néanmoins suivi son cours, grâce à davantage de réaffectations et d'aide de la part des régions de Québec et des Maritimes, afin de ne pas compromettre les opérations; le MPO a finalement obtenu l'information nécessaire pour prendre des décisions scientifiques éclairées quant à la taille, à la santé et à la viabilité du troupeau de phoques du Groenland de la côte Est.

NGCC George R. Pearkes, navire multitâche à haut rayon d’action / brise-glace léger
NGCC George R. Pearkes, navire multitâche à haut rayon d'action / brise-glace léger
Photo : AC & CCN

4.3.2 Gestion des pêches et de l'aquaculture (GPA)

La Flotte assure un soutien substantiel au Programme de Gestion des pêches et de l'aquaculture du MPO, notamment en matière d'activités de surveillance dans les eaux canadiennes pour le Programme de Conservation et de protection des pêches. Elle assure par ailleurs une présence renforcée en mer dans les zones réglementées de l'Organisation des pêches de l'Atlantique nord-ouest (OPANO), dans un effort visant à mettre fin à la pêche illégale des flottes étrangères dans les eaux internationales, sur les 282 500 kilomètres carrés que couvrent les Grands Bancs de Terre-Neuve.

Des patrouilleurs de pêche spécialisés (notamment des navires armés) sont utilisés près des côtes et dans les zones hauturières du Canada. Des navires polyvalents avec soutien par hélicoptère sont fournis selon les besoins. Les professionnels maritimes de la GCC appuient les agents des pêches dans l'exercice de leurs fonctions, notamment :

  • Mener des opérations de surveillance et de patrouille sur de vastes zones littorales et assurer une présence fédérale dans nos eaux territoriales, visant ainsi à dissuader les menaces et autres activités illicites;
  • Contribuer au respect du droit canadien dans la juridiction du pays;
  • Soutenir l'interdiction de certaines activités de pêche;
  • Organiser des patrouilles dans les zones interdites et limitrophes, ainsi que des inspections en mer;
  • Assumer les fonctions de plateforme de commandement et de noeud de communications sécurisées pour les mécanismes de conservation et de protection des eaux canadiennes;
  • Procéder à une surveillance générale et couverte, ainsi qu'au contrôle des diverses pêches;
  • Récupérer, saisir, stocker et transporter le matériel de pêche illicite; et
  • Vérifier les permis, les journaux de bord, les prises et le matériel de pêche. Ces activités peuvent concerner des inspections sur des équipements de type fixe ou mobile et la communication d'activités de braconnage et/ou autres modes de pêche illégale.

Rendement de la Flotte

Le Tableau 5 présente les diverses patrouilles effectuées en 2007-2008, essentiellement dans les eaux canadiennes et dans les zones réglementées de l'OPANO. 4 067 jours opérationnels ont été livrés. C'est une tendance qui se poursuit depuis l'exercice 2002-2003, avec environ 85 % des jours de services planifiés effectivement livrés. 80 % des non livraisons ont touché la côte Ouest et s'expliquent par l'impératif d'intervenir sur des situations SAR, ainsi que par d'autres exigences opérationnelles. Le reste des jours non livrés concernaient la côte Est et étaient attribués en tout premier lieu à des opérations d'entretien de notre flotte vieillissante. La catégorie administrative comprend le temps consacré à la préparation des dossiers de la cour, tels que la compilation de données, la préparation des rapports d'exécution des patrouilles, les communications écrites avec un avocat de la Couronne, ainsi que la préparation et les comparutions en cour.

Tableau 5 : Patrouilles GPA effectuées en 2007-2008
 # de jours% total de jours
Patrouilles dans les eaux canadiennes 2 335,66 57,4
Patrouilles OPANO 1 218,52 30,0
Gestion des ressources 248,91 6,1
Autres patrouilles 187,45 4,6
Administratives 58,70 1,4
Patrouilles dans les eaux internationales* 16,10 0,4
Pêches autochtones 1,64 0,0
Total 4 066,98 100,0

* Patrouilles au large des côtes du Pacifique et des Maritimes.

NGCC Arrow Post, patrouilleur hauturier
NGCC Arrow Post, patrouilleur hauturier

4.4 Autres ministères et organismes du gouvernement (AM)

La Flotte est responsable des opérations en mer (navires, hélicoptères, savoir-faire, personnel et infrastructures) au nom ou au bénéfice d'autres ministères et organismes du gouvernement, dans le cadre de leurs priorités maritimes respectives. Sont concernés notamment, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), Environnement Canada (EC), Ressources naturelles Canada (RNCan), le ministère de la Défense nationale (MDN), le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI), Transports Canada (TC) et autres.

Graphique 7 : Services aux AM, de 2003-2004 à 2007-2008 (# de jours opérationnels)

Les exigences des clients, le profil opérationnel et des missions, sont autant d'éléments qui définissent le type de soutien requis. EC, le CRSNG et RNCan, par exemple, ont besoin de navires scientifiques spécialement conçus pour le soutien de leurs besoins.

Rendement de la Flotte

En 2007-2008, 1 144 jours opérationnels ont été livrés ce qui constitue une nette progression par rapport aux années précédentes. Cette situation s'explique pour l'essentiel par l'appui aux opérations scientifiques et de recherche en Arctique, notamment la participation à l'UNCLOS et à l'Année polaire internationale.

Eureka - Mission accomplie

L'une des missions annuelles fondamentales de la Flotte est celle qui consiste à approvisionner en carburant, nourriture et autres denrées la station météorologique Eureka, installée dans l'Extrême-Arctique canadien. Eureka est l'une des stations météorologiques les plus isolées au monde, située à la latitude 80°N. En septembre 2007, le temps et les conditions de glace auxquels était confronté le NGCC Des Groseilliers ont rendu les opérations de livraison particulièrement périlleuses.

Le Des Groseilliers était chargé de quelque 1 300 barils de carburant, de tonnes de matériel et de palettes de denrées alimentaires, sans compter les 701 000 litres de carburant diesel qui devaient par la suite être transférés directement dans une canalisation à la station Eureka. Alors qu'il faisait route vers le nord, les conditions des glaces et la météo déjà difficiles, se sont dégradées. Sur le pont du Des Groseilliers, le Capitaine Sylvain Bertrand ne quittait pas son quart; il ajustait continuellement la position du navire par crainte de se faire prendre dans les glaces.

Le Des Groseilliers est finalement parvenu jusqu'au fjord d'Eureka, où des barges ont été utilisées pour décharger la cargaison. Le personnel a attendu que les vents diminuent avant de se risquer à exécuter l'opération délicate qui consistait à pomper l'approvisionnement en carburant diesel. Le Des Groseilliers s'est ensuite rapproché autant que possible de la côte, a jeté deux ancres et s'est amarré à deux endroits sur la rive afin de stabiliser sa position pendant le raccordement de la canalisation d'approvisionnement. C'est à ce moment que le Des Groseilliers était le plus vulnérable, parce qu'il était retenu par des câbles à la rive et n'avait plus aucune possibilité de prendre des mesures d'évitement de la glace en mouvement. Le NGCC Terry Fox a été appelé en renfort pour bloquer les gros blocs de glace pendant que les barges des deux navires avaient pour mission de détourner les radeaux de glace en mouvement pour ne pas qu'ils soient portés sur la canalisation de carburant qui s'étirait du Des Groseilliers à la rive. C'est ainsi que l'opération s'est déroulée toute la nuit et la journée suivante pour l'équipage du Des Groseilliers et pour ses collègues du Terry Fox.

Le NGCC Des Groseilliers, un brise-glace moyen.
Le NGCC Des Groseilliers, un brise-glace moyen.
Photo : Ministère des Pêches et Océans

Opération Nanook 07

En août 2007, la Flotte a appuyé une manoeuvre de souveraineté à grande échelle dans les eaux nordiques du Canada, aux alentours d'Iqaluit, le long de la côte de l'île de Baffin et dans le détroit d'Hudson. L'Opération Nanook 07 réunissait environ 600 membres des Forces canadiennes, de la GCC et de la GRC.

C'était l'occasion idéale d'observer les conditions de collaboration entre les partenaires civils et militaires, dans des circonstances de protection et de défense de la nation dans des régions éloignées. Les participants ont eu l'occasion de s'entraîner aux communications dans le Nord entre les divers organismes et à convertir leurs connaissances et compétences théoriques, en une expérience profitable.

Outre les aspects de souveraineté de la manoeuvre, l'Opération Nanook prévoyait un exercice d'entraînement environnemental dirigé par la GCC, ainsi qu'un exercice d'entraînement à la répression du trafic des drogues, organisé par la GRC.

NGCC Martha L. Black avec le NCSM Fredericton lors de l’Opération Nanook en août 2007

NGCC Martha L. Black
avec le NCSM Fredericton lors de l'Opération Nanook en août 2007

Photo : Région C&A

Le GCC Siyay,un aéroglisseur et un embarcation pneumatique à coque rigide 
Le GCC Siyay, un aéroglisseur et un embarcation pneumatique à coque rigide


5 Les jours opérationnels sont des jours civils de la programmation assignés à un client individuel.