ARCHIVÉ - SERVIR LES CANADIENS ET LES CANADIENNES

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Le Canada est une nation côtière, dotée d'une tradition maritime très ancrée et qui dépend du transport maritime et des industries primaires. Son littoral et son archipel figurent parmi les plus étendus du monde, ses réseaux hydrographiques intérieurs s'étendent sur quelque 3 700 kilomètres (du golfe du Saint-Laurent au lac Supérieur) et la zone économique exclusive canadienne représente une surface de 3,7 millions de kilomètres carrés avec toutes les responsabilités de gestion que cela suppose. En tant que telle, l'importance pour le Canada de se doter d'une présence fédérale maritime, de services et de capacités réactifs et opérationnellement prêts ne saurait être trop soulignée.

Le gouvernement fédéral est mandaté pour jouer un rôle exemplaire dans l'utilisation et le développement durables de nos océans et voies navigables intérieures. La Garde côtière canadienne (GCC) est l'institution nationale par l'entremise de laquelle le Canada exerce son influence et sa présence sur la plupart des voies navigables du pays.

Au quotidien, la Flotte de la GCC est exploitée dans certaines des conditions maritimes les plus hostiles de la planète. Au nombre de ces défis, il faut compter…

  • Des températures de l'air pouvant varier de -40°Celsius à +40°Celsius
  • Des températures de l'eau pouvant varier de -2°Celsius à +30°Celsius
  • Des embruns verglaçants
  • De la glace sous pression ou présente depuis des années
  • Des coups de vent ou des vents de la force d'un ouragan
  • Des vagues pouvant parfois dépasser 20 mètres de hauteur; et
  • Des opérations dans des régions isolées ou non cartographiées.
Notre mandat prescrit par la loi

Le mandat de la Garde côtière est consenti par la Loi constitutionnelle de 1867, qui confère au gouvernement fédéral une autorité exclusive sur la navigation et les navires, les balises et les bouées, les phares et l'île de Sable. La Loi sur les océans et la Loi sur la marine marchande du Canada, 2001 confèrent à la GCC son mandat spécifique.

La Loi sur les océans confère au ministre canadien des Pêches et des Océans la responsabilité des services destinés à assurer la sécurité, la rentabilité et l'efficacité du déplacement des navires dans les eaux canadiennes, par la prestation d'aides à la navigation, de services de communication maritime et de gestion du trafic maritime, de services de brise-glace et de surveillance des glaces et d'entretien des chenaux. Elle lui confère également la responsabilité dans les secteurs de recherche et de sauvetage, d'intervention en cas d'incident de pollution et d'appui aux autres ministères, conseils et organismes du gouvernement, par la fourniture de navires, hélicoptères et autres services.

La Loi sur la marine marchande du Canada, 2001 confère au ministre des Pêches et des Océans des responsabilités, des pouvoirs et des obligations relatifs aux aides à la navigation, à l'île de Sable et l'île St. Paul, à la recherche et au sauvetage, à l'intervention contre la pollution du milieu marin et aux services de trafic maritime.

Au cours d'une journée typique, la GCC…

  • Sauve 8 vies;
  • Prête main forte à 55 personnes dans 19 situations de recherche et de sauvetage;
  • Traite 1 127 contacts radio maritimes;
  • Gère 2 346 déplacements de navires de commerce;
  • Entretient 55 aides à la navigation;
  • Sonde 5 kilomètres de fond de chenal maritime;
  • Intervient sur 3 événements de pollution déclarés;
  • Escorte 4 navires de commerce à travers la glace;
  • Effectue 12 patrouilles de pêche;
  • Soutient 8 relevés scientifiques;
  • Soutient 3 missions hydrographiques.

La flotte, un catalyseur essentiel des besoins maritimes du gouvernement, est gérée et exploitée par l'Administration centrale de la Flotte et les directions régionales des services opérationnels. Elle représente aussi un symbole visible de l'identité canadienne. La présence des navires et des hélicoptères de la GCC, qui se distinguent par le rouge et blanc de leur coque, et des officiers et équipages en uniforme, communique aux Canadiens et aux Canadiennes un sentiment immédiat de sécurité et de sûreté sur le terrain, dans le cadre de fonctions et responsabilités normales ou lors d'interventions sur une urgence fédérale ou autre. La flotte civile agit à titre d'intervenant en mer, appuyant de la sorte toutes les priorités maritimes du gouvernement fédéral.

1.1 Nos clients

À titre de propriétaire/exploitant de la flotte civile du Canada, la Flotte appuie le Canada et ses citoyens sur quatre fronts d'égale importance en mettant à la disposition du pays des navires et des professionnels maritimes, aux fins suivantes :

  • assurer les services de la GCC associés aux aides à la navigation, au déglaçage, au contrôle des inondations, à la recherche et sauvetage (SAR), à la sûreté maritime, à l'intervention environnementale et aux services de communications et de trafic maritimes;
  • appuyer les activités scientifiques de Pêches et Océans Canada ainsi que la gestion et la protection des ressources de pêche;
  • appuyer les activités non-militaires des autres ministères et organismes du gouvernement (AM); et
  • Intervenir sur les priorités maritimes fédérales et les urgences naturelles ou d'origine humaine.

Les services dédiés à chaque client sont analysés en plus de détails en Section 4.

Le graphique 1 illustre l'utilisation relative des actifs de la flotte par les clients. Comme pour les années précédentes, plus de la moitié (52,2 %) de nos services étaient dédiés aux opérations SAR. Les services de déglaçage ont progressé à 7,2 % en 2007-2008, comparés à 5,7 % en 2006-2007, en raison de conditions des glaces plus sévères.

Graphique 1 : Répartition des clients de la Flotte, 2007-2008 (% de jours opérationnels)

En 2007-2008, alors que le graphique démontre un changement dans la distribution des services à la Sécurité maritime de 5,9% (tel que rapporté dans le rapport annuel de la Flotte 2006-2007) à 2,9% en 2007-2008, ceci ne représente pas une diminution de l'appui à ce service. Ce changement s'explique par le fait qu'en 2007-2008, la Sécurité maritime a été redéfinie. La Sécurité maritime comprend tous les services offerts à la GRC sur les Grands-Lacs et la Voie maritime du St-Laurent dans le cadre du programme de l'Équipe des enquêtes sur la sûreté maritime en plus de l'appui à l'application de la loi, aux douanes et à l'immigration dans l'ensemble du pays.

Dans l'ensemble, les services livrés par la flotte représentaient 0,7% (soit 213 jours opérationnels) de moins que ceux qui étaient prévus. Cet écart est attribuable, pour l'essentiel, aux besoins de maintenance accrus d'une flotte vieillissante.

1.2 Nos opérations

La Flotte gère efficacement ses responsabilités diverses et variées, parce qu'elle est un organisme versatile et hautement adaptable. La Flotte est active dans cinq régions, avec des Centres des opérations régionales (COR) qui assignent des activités aux navires et aux professionnels maritimes afin de répondre aux besoins du service tel que requis. Un Centre de coordination national (CCN) de la GCC facilite la coordination nationale des enjeux de la GCC, la gestion de la Flotte et une intervention nationale intégrée en cas de besoin (figure 1).

Figure 1 : Centres des opérations régionales de la Flotte

Dans l'éventualité d'une urgence grave ou d'un incident touchant à la sécurité nationale, la coordination nationale permet de veiller à ce que la haute direction de la Garde côtière reçoive des renseignements immédiats et précis sur lesquels fonder ses décisions et soutenir efficacement la prise de décision au niveau du gouvernement du Canada.

La Flotte a établi des méthodes et des politiques opérationnelles nationales pour tous les aspects de ses opérations, notamment la mise en place de son Système de gestion de la sécurité et de la sûreté (SGSS). Les professionnels sur le terrain et en mer assurent au quotidien des fonctions de gestion et d'exploitation au sein de ce cadre national, et effectuent les analyses sur place afin de prendre les décisions opérationnelles les plus appropriées, quelles que soient les circonstances. À cet effet, ce qui importe avant tout, c'est d'équilibrer les besoins des clients avec des opérations sûres et en fonction d'autres facteurs tels que les conditions climatiques et le risque.

Approche zonale de la gestion

Au cours de l'année 2007-2008, la Flotte a amélioré la coordination et l'efficience opérationnelles, consistant en l'amélioration de son approche zonale de la gestion de ses actifs dans les zones de l'Atlantique, des Grands Lacs et de la Voie maritime du Saint-Laurent. Pendant la saison hivernale particulièrement affectée par les glaces, elle a recouru à l'affectation et la réaffectation des principaux navires et pour satisfaire des demandes de type déglaçage, SAR, sûreté maritime et aides à la navigation. Les décideurs ont étudié les changements intervenus dans les conditions des glaces et climatiques, les demandes des clients, les incidents imprévus et les besoins opérationnels prévus et imprévus (entretien, changements d'équipage, ravitaillement en combustible), sur l'ensemble de la zone d'exploitation. En fonctionnant d'une façon plus intégrée, la GCC a réussi à combler la plupart des besoins de ses clients et toutes les demandes prioritaires en travaillant dans un environnement très concurrentiel pour les services de la flotte.

Figure 2 : Un exemple de rapport quotidien sur la position des navires.

Optimisation de la saison de navigation sur la Voie maritime du Saint-Laurent

Chaque année, la Garde côtière prête main forte à l'ouverture et à la fermeture de la Voie maritime du Saint- Laurent, dans le cadre d'efforts visant à harmoniser la sécurité et le bien-être économique des transporteurs commerciaux.

En règle générale, la Voie maritime ouvre officiellement aux alentours du 25 mars. Préalablement à l'ouverture officielle, la Garde côtière fait appel à deux brise-glaces et à un aéroglisseur, en fonction des conditions des éléments, de sorte à ouvrir une voie dans la glace fixe, sur une distance qui s'étend habituellement de Montréal au Lac Ontario. La glace est concassée de sorte à créer un canal qui sera dûment entretenu, et lorsque les premiers navires se présentent, une escorte quotidienne est assurée pour la sécurité de la traversée.

Aux environs du 10 avril, la glace ne pose plus de problème. La Garde côtière déploie alors des bouées de navigation éclairées, aussi rapidement que possible afin que les navires puissent faire route de nuit. Lorsqu'il leur est impossible de se déplacer la nuit, les navires commerciaux perdent un temps précieux et doivent parfois faire appel à un pilotage supplémentaire qui vient alourdir leurs coûts.

La saison de navigation prend généralement fin entre le 25 et le 30 décembre. La GCC maintient les bouées éclairées estivales dans l'eau aussi longtemps que possible, afin de garantir la sécurité de la navigation de nuit et de sorte à donner au trafic commercial un maximum de temps pour quitter la Voie maritime avant que la glace ne recommence à se former. Là encore, un brise-glace sert d'escorte aux navires qui s'efforcent de sortir de la Voie navigable, afin que celle-ci puisse être fermée pour la saison.

NGCC Griffon, navire multitâche à haut rayon d’action / brise-glace léger
NGCC Griffon, navire multitâche à haut rayon d'action / brise-glace léger
Photo : Région du C&A

En sa qualité de seule flotte civile du Canada, la Garde côtière se doit de toujours être prête à entreprendre des missions maritimes au service des personnes et du gouvernement du Canada. En partie grâce aux efforts que nous avons déployés pour aider à soulager les conséquences de l'ouragan Katrina en 2004-2005, la Flotte a mis au point l'année dernière, son concept d'État de préparation de la mission visant à faire en sorte qu'elle puisse intervenir de manière systématique sur des événements imprévisibles ou des demandes imprévues d'aide d'urgence. Ce cadre comporte des stratégies et des protocoles qui lui permettront d'intervenir sur des changements apparus dans les conditions normales d'exploitation, de nature environnementale (tempêtes, glace, inondations, etc.), matérielle (pannes techniques, accidents, etc.) ou humaine (menaces à la sûreté, maladies, etc.), ou en cas de croissance imprévue de la demande. L'État de préparation de la mission est désormais la doctrine officielle adoptée, qui sera mise en oeuvre par la Flotte au cours de l'exercice 2008-2009.

Tableau 1 : L’exemple d’une journée type de l’État de préparation de la mission de la Flotte

En ce qui concerne la recherche et le sauvetage, c'est un Centre conjoint de coordination de sauvetage ou un Centre secondaire de sauvetage maritime qui affecte directement les navires, selon la ligne de pratique internationale. Ces situations sont gérées par les Forces canadiennes en collaboration avec la GCC, qui régentent la mission et l'intervention en vue d'assigner les activités au navire ou à l'hélicoptère disponible le plus adapté. Afin d'assurer des services SAR, de couverture de mission et de préparation à l'intervention appropriés, les navires de la Garde côtière se voient affecter des zones de patrouille par les COR. Ces derniers et le CCN sont reliés aux centres des opérations des autres ministères et organismes du gouvernement dotés de responsabilités similaires, tels que la Gendarmerie royale du Canada (GRC), les Forces canadiennes et les représentants (nationaux/régionaux/ municipaux) de la protection civile. Des exercices réguliers impliquant tous les membres de l'organisation permettent de garantir une intervention efficace et coordonnée en cas d'incident.

Au programme… Jeux Olympiques de 2010

La planification des mesures d'urgence a démarré en 2007, de sorte à garantir que la GCC soit en mesure de s'adapter à l'évolution des conditions avant et pendant les Jeux, qui se dérouleront en février 2010.

Étant donné que les Jeux Olympiques et Paralympiques de l'hiver 2010 prévoient des sites d'accueil et de célébration le long du front de mer de Vancouver, la Garde côtière travaille de concert avec ses partenaires à la planification, et sous la tutelle de la GRC au maintien de la sécurité et de la sûreté de ces sites.

Le GCC Sipu Muin, un aéroglisseur, transportant la GRC et les autres forces de police et services de sécurité.
Le GCC Sipu Muin, un aéroglisseur, transportant la GRC et les autres forces de police et services de sécurité.
Photo : Région QC

Les membres de l'ALENA se rencontrent à Montebello

Le Château Montebello, situé à Montebello, Québec, accueillait les 20 et 21 août 2007, une rencontre entre les trois pays signataires de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) - le Canada, les États-Unis et le Mexique.

La Flotte a joué un rôle important dans le cadre de cet événement. Le NGCC Île Saint-Ours et le GCC Sipu Muin, un aéroglisseur, ont assisté la GRC et les autres forces de police et services de sécurité, notamment en participant à l'établissement d'un périmètre de sécurité autour de la propriété. Les équipages de la GCC ont par ailleurs veillé au fonctionnement d'un centre de commandement maritime. Une fois le périmètre et les communications en place, la police et le personnel de sécurité ont été en mesure d'encadrer une réunion sans perturbations en matière de sécurité.

Les efforts visant à assurer la sûreté maritime demeurent de la plus haute importance. Depuis 2005, la Flotte met en oeuvre un programme conjoint de la GCC et de la GRC, impliquant des Équipes des enquêtes sur la Sûreté maritime (ÉESM) sur les Grands Lacs et la Voie maritime du Saint-Laurent. Les équipages de la Flotte travaillent étroitement avec du personnel armé de la force de l'ordre à bord des navires, s'exposant de la sorte à des risques et autres dangers inconnus au sein des autres programmes de la GCC. Afin de limiter certains de ces dangers, les employés de la Flotte affectés aux navires ÉESM sont dotés d'équipements de protection individuelle supplémentaires et bénéficient d'une formation visant à les familiariser avec les activités d'application de la loi et les tactiques défensives de la police. L'objet de cette formation est d'améliorer la sécurité des employés tout en optimisant l'interopérabilité entre la GCC et la police, et ce faisant améliorer l'efficacité ÉESM en mer.

Tribunes internationales de la Garde côtière

Le Canada, au même titre que la Russie, la Chine, le Japon, la Corée et les États-Unis, est un pays membre du North Pacific Coast Guard Forum (NPCGF). Créé en 2000, ce forum partage de l'information et des pratiques exemplaires, identifie des opportunités susceptibles d'améliorer la coopération sur des enjeux communs, et organise des formations et des manoeuvres communes. La GCC est le chef d'équipe du Canada, et compte la participation de la GRC, de Transports Canada, du MPO et de l'Agence des services frontaliers du Canada. Au nombre des récents faits saillants, on souligne la mise sur pied de patrouilles communes de surveillance des pêches et l'élaboration de terminologie commune et de définitions qui permettent des communications claires et concises entre les pays membres. En juillet 2008, le Canada a tenu un exercice de manoeuvres dans le cadre du NPCGF, simulant un scénario d'aide humanitaire à l'issue d'une catastrophe naturelle.

Le North Atlantic Coast Guard Forum, inspiré du NPCGF, s'est formé en 2007 et compte 18 pays membres. La GCC est à la tête de la participation canadienne à ce forum. En septembre 2008, un sommet a eu lieu au Groenland, et la Flotte y a envoyé le NGCC Pierre Radisson qui a participé à une manoeuvre de recherche et sauvetage/intervention environnementale avec le Danemark, les États-Unis et l'Islande.

NGCC Cape Hurd, navire spécialisé
NGCC Cape Hurd, navire spécialisé
Photo : Région C&A

1.3 Notre environnement

La Flotte est exploitée au sein d'un environnement dynamique, influencé par divers facteurs économiques, environnementaux et sociaux. La demande pour l'ensemble des services de la GCC a continué d'augmenter au cours de l'exercice 2007-2008, en raison des facteurs suivants :

  • Le niveau croissant du trafic global des navires, entraînant une demande plus importante des services de la GCC :

    • L'industrie des navires de croisière est de plus en plus active dans les eaux canadiennes. De 2003 à 2007, les arrivées au Canada de passagers des navires de croisières ont progressé de 24 %;1
    • La navigation commerciale s'inscrit, elle aussi, à la hausse. Une étude d'Exportation et développement Canada réalisée en 2007 indique que les exportations canadiennes vers l'Europe ont progressé de 12 % chaque année depuis 2002. L'ouverture d'un port en eau profonde à Prince Rupert, Colombie- Britannique, alliée aux efforts canadiens axés sur le renforcement de la Porte et du Corridor de l'Asie-Pacifique, s'est traduite par un accroissement des capacités en matière de transport par conteneurs vers et à partir de l'Asie;
  • le changement climatique, en particulier en Arctique, qui prolonge déjà la durée de la saison de la navigation commerciale et intensifie la demande en matière de soutien aux activités scientifiques :

    • Le Service canadien des glaces d'Environnement Canada tient des statistiques sur l'état de la glace dans l'hémisphère Nord depuis cinq décennies. En 2007, des scientifiques ont calculé que la glace marine avait atteint un nouveau record à la baisse de tout juste 4,2 millions de kilomètres carrés, comparativement à la couverture habituelle de 7,5 à 8,5 millions de kilomètres carrés, assortie d'une variabilité inter-saisonnière accrue.
  • L'attention croissante portée aux activités de sûreté maritime et de contrôle. Bien que la GCC n'a pas de mandat direct prescrit par la loi pour assurer des fonctions de sûreté maritime, la Flotte joue un rôle de plus en plus important en matière d'appui aux patrouilles en mer qui effectuent des opérations délicates de sûreté et d'interdiction, entre autres.
  • Le potentiel accru de la migration clandestine et de la contrebande, et la nécessité d'une intégrité renforcée au niveau des frontières; et
  • La conscience accrue des préoccupations d'ordre écologique et les préoccupations croissantes relatives à une eau et à un environnement propres.

    • Seuls 56 % des Canadiens et des Canadiennes attribuent à la qualité de l'environnement dans leur province une cote bonne à meilleure. On note par ailleurs une perception répandue selon laquelle la qualité de l'environnement se dégrade (47 % en dégradation, 44 % bonne, 9 % mieux).2

De plus, les Canadiens et les Canadiennes attendent de la part du gouvernement du Canada qu'il soit prêt à intervenir tant rapidement qu'efficacement face à une catastrophe naturelle ou d'origine humaine, une urgence nationale, une priorité maritime ou une menace pour la sûreté ou l'environnement.

L'avenir devrait se traduire par une diversité accrue des demandes faites à la GCC, renforçant de la sorte la nécessité d'une flotte sûre et sécuritaire, efficace, efficiente, adaptable et prête à l'action. Cette flotte doit être dotée de professionnels marins capables d'intervenir sur des incidents et des crises et d'assurer des services à une vaste palette de clients et de partenaires dans l'ensemble du gouvernement, ainsi qu'aux institutions publiques et privées.

Employés de la GCC au travail sur le NGCC Wilfred Templeman, navire hauturier de recherche sur les pêches
Employés de la GCC au travail sur le NGCC Wilfred Templeman, navire hauturier de recherche sur les pêches
Photo : AC & CCN


1 The Economic Contribution of the International Cruise Industry in Canada 2007, Business Research & Economic Advisors, 2008
2 Getting Real - How Do Canadians View the Environment and Energy? An IPSOS survey: www.ipsos-ideas.com/article.cfm?id=3430